Le mot du jour: Armand Bachelier
La photo du jour: Il y avait une gare
L'actualité photographique en Belgique (et parfois ailleurs) sous les yeux de Charles Lemaire / Photographe
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30 novembre 2007
29 novembre 2007
28 novembre 2007
27 novembre 2007
26 novembre 2007
25 novembre 2007
Steichen au Jeu de paume
Attention à l'overdose. Il ne m'a pas fallu 30 photos pour l'atteindre tant certains objets portent en eux d'histoire et de sentiments.
Le choc: Rodin devant le monument à Victor Hugo / 1902, gomme bichromatée. Une image tout à fait remarquable de présence et de matière. La statue de Victor Hugo tout en blanc, la silhouette de Rodin tout en noir. Et à côté d'eux un no mans land de matière. Prodigieux. Si vous avez aimé cette photo, Rodin le penseur / 1902, vous paraitra tout à fait fade... et vous passerez outre...
Pour les voir de près, arrêtez vous devant The flatiron - Evening in New York / 1905 / photogravue de Camera Work et Moonlight - The pond / 1904 / héliogravure de Camera Work. Il ne s'agit évidemment que de reproductions mais chacune de ces photos a un quelque chose qui accroche.
Ne manquez pas: Storm on the garden of the gods Colorado / 1906 - contact au charbon. Hyper contrastée, hyper minimaliste, on quitte le pictorialisme et son côté romantique usuel pour passer dans l'art moderne et les taches de couleur. Etonnant aussi de savoir qu'il s'agit d'un tirage par contact alors qu'il dépasse le format A3.
Vient ensuite un virage pour quitter le pictorialisme et prendre une approche plus moderne de la photographie qui ne m'a pas véritablement convaincu, sauf quelques travaux:
Sunday papers, west eighty sixth street New York / 1922, est pratiquement du documentaire social, de l'instantanné minimaliste, totalement absent par ailleurs de l'oeuvre de Steichen.
Sunday night on fortieth street / 1925, réputé caractériser sa nouvelle façon de photographier me paraît encore profondément inspiré du bon côté du pictorialisme que Steichen avait alors repoussé. Nuit, athmosphère, on n'est pas très loin de son flatiron, le romantisme en moins.
Et l'on pourra apprécier aussi ses travaux hyper structures, par exemple pour les tissus Stehli Silk en 1922, par assemblage d'objets quotidiens (couverts, lunettes, allumettes) en regrettant qu'il n'ait pas poursuivi dans cette ligne.
Pour le reste, il me semble qu'il vire alors dans une photographie purement, voire stupidement, commerciale. Froide, détachée et sans génie.
Ses portraits, à toutes les époques, m'ont paru froids et sans intérêt... alors que ses autoportraits tranchent. On aurait dit qu'il mettait dans sa propre représentation ce qu'il n'osait pas demander à ses modèles. Et quand l'un de ces portraits semble avoir un quelque chose de plus, par sa composition ou son éclairage, on a le sentiment que rien ne passe entre le modèle et le spectateur. Que rien n'est passé entre le modèle et le photogaphe. Bien fait mais aussi barbant que des portraits du Studio Harcourt.
Surprise enfin avec ses photos de la guerre 40. Des cadrages dynamiques. Des angles variés. Du pris sur le vif... Si ce n'avait pas été le cas... j'aurais dû faire demi tour pour ne pas sortir sur une mauvaise impression !
Le choc: Rodin devant le monument à Victor Hugo / 1902, gomme bichromatée. Une image tout à fait remarquable de présence et de matière. La statue de Victor Hugo tout en blanc, la silhouette de Rodin tout en noir. Et à côté d'eux un no mans land de matière. Prodigieux. Si vous avez aimé cette photo, Rodin le penseur / 1902, vous paraitra tout à fait fade... et vous passerez outre...
Pour les voir de près, arrêtez vous devant The flatiron - Evening in New York / 1905 / photogravue de Camera Work et Moonlight - The pond / 1904 / héliogravure de Camera Work. Il ne s'agit évidemment que de reproductions mais chacune de ces photos a un quelque chose qui accroche.
Ne manquez pas: Storm on the garden of the gods Colorado / 1906 - contact au charbon. Hyper contrastée, hyper minimaliste, on quitte le pictorialisme et son côté romantique usuel pour passer dans l'art moderne et les taches de couleur. Etonnant aussi de savoir qu'il s'agit d'un tirage par contact alors qu'il dépasse le format A3.
Vient ensuite un virage pour quitter le pictorialisme et prendre une approche plus moderne de la photographie qui ne m'a pas véritablement convaincu, sauf quelques travaux:
Sunday papers, west eighty sixth street New York / 1922, est pratiquement du documentaire social, de l'instantanné minimaliste, totalement absent par ailleurs de l'oeuvre de Steichen.
Sunday night on fortieth street / 1925, réputé caractériser sa nouvelle façon de photographier me paraît encore profondément inspiré du bon côté du pictorialisme que Steichen avait alors repoussé. Nuit, athmosphère, on n'est pas très loin de son flatiron, le romantisme en moins.
Et l'on pourra apprécier aussi ses travaux hyper structures, par exemple pour les tissus Stehli Silk en 1922, par assemblage d'objets quotidiens (couverts, lunettes, allumettes) en regrettant qu'il n'ait pas poursuivi dans cette ligne.
Pour le reste, il me semble qu'il vire alors dans une photographie purement, voire stupidement, commerciale. Froide, détachée et sans génie.
Ses portraits, à toutes les époques, m'ont paru froids et sans intérêt... alors que ses autoportraits tranchent. On aurait dit qu'il mettait dans sa propre représentation ce qu'il n'osait pas demander à ses modèles. Et quand l'un de ces portraits semble avoir un quelque chose de plus, par sa composition ou son éclairage, on a le sentiment que rien ne passe entre le modèle et le spectateur. Que rien n'est passé entre le modèle et le photogaphe. Bien fait mais aussi barbant que des portraits du Studio Harcourt.
Surprise enfin avec ses photos de la guerre 40. Des cadrages dynamiques. Des angles variés. Du pris sur le vif... Si ce n'avait pas été le cas... j'aurais dû faire demi tour pour ne pas sortir sur une mauvaise impression !
24 novembre 2007
23 novembre 2007
22 novembre 2007
21 novembre 2007
20 novembre 2007
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15 novembre 2007
14 novembre 2007
13 novembre 2007
12 novembre 2007
11 novembre 2007
Joel Peter Witkin
« Art Dimanche » / rencontre exceptionnelle avec Joel-Peter Witkin, à la Maison de la Culture de Namur, le 11 novembre, à 10h30, entrée libre.
Maison de la Culture de la Province de Namur, Avenue Golenvaux, 14, à Namur / Tél: 081.22.90.14
Le bonhomme est étonnant, à l'opposé complet de ce que pourraient laisser croire ses images. Chaleureux. Plein d'humour. Sain. Religieux aussi.
Scoop: il vient pour la première fois de procéder à une manipulation numérique d'image pour réaliser un truquage impossible à faire par les procédés photographiques classiques (voir la photo qui illustre cet article).
Note postérieure: il s'agissait de night in a small town / 2007
10 novembre 2007
09 novembre 2007
08 novembre 2007
07 novembre 2007
06 novembre 2007
05 novembre 2007
04 novembre 2007
Fetes de la Saint Martin / Lucie Scocard
Contrairement à ce qui était annoncé, elle n'a pas exposé à Chastre cette année, mais bien il y a deux ans... Elle n'est plus étudiante en photographie à l'ERG, mais à la Cambre.
Cela dit, Lucie Scocard propose une série de petits tirages. Dont un travail sur l'internat désaffecté de Carlsbourg.
Cela dit, Lucie Scocard propose une série de petits tirages. Dont un travail sur l'internat désaffecté de Carlsbourg.
Fetes de la Saint Martin / Berangere Zambaldi
Dans la cour, quelques très grands tirages (plus de 2 m de haut). Dans un atelier d'artiste plus loin, quelques plus petits tirages, le tout en noir et blanc sur bache. Il faudrait plutôt parler de gris et blanc.
Très agréable et esthétique, des vues abstraites et répétitives de parachutes et de voiles.
C'est à voir.
Très agréable et esthétique, des vues abstraites et répétitives de parachutes et de voiles.
C'est à voir.
Fetes de la Saint Martin / Jean-Marie Vandeloise
De très belles photos, mais le lieu est un peu glauque et ne leur permet pas de donner toute leur puissance. C'est dommage.
Fetes de la Saint Martin / Atelier de l'image
Outre Jacques Declercq, René Bidoul, Renaut Ryckaert et Dominique Massant, voyez en particulier les photos de:
Regina DITTEL, invitée du club. Elle nous offre un grand nombre d'instantanés urbains, apparemment tous aussi vides et vains les uns que les autres. Mais un brin d'herbe plus un brin d'herbe plus une touche de fleurs nous réveille à une autre vision de la ville. Et toute une série de dos de passants finissent par la peupler.
Sarah GERIANO, par la grâce de la rencontre avec une serre en voie de destruction, nous offre quelques jeux d'ombres du plus bel effet.
Christian COUWENBERGH réunit une série d'images du plus bel effet poétique. Les mots qu'il y ajoute n'étaient pas indispensables mais ne nuisent pas à l'effet global.
Regina DITTEL, invitée du club. Elle nous offre un grand nombre d'instantanés urbains, apparemment tous aussi vides et vains les uns que les autres. Mais un brin d'herbe plus un brin d'herbe plus une touche de fleurs nous réveille à une autre vision de la ville. Et toute une série de dos de passants finissent par la peupler.
Sarah GERIANO, par la grâce de la rencontre avec une serre en voie de destruction, nous offre quelques jeux d'ombres du plus bel effet.
Christian COUWENBERGH réunit une série d'images du plus bel effet poétique. Les mots qu'il y ajoute n'étaient pas indispensables mais ne nuisent pas à l'effet global.
Fetes de la Saint Martin a Tourinnes la Grosse
Près de 80 lieux à visiter tout ce mois de Novembre (samedi de 14 à 18h; dimanche de 13 à 18h). Et un certain nombre de photographes.
ATELIER DE L'IMAGE / 3 place Saint Martin / Tourinnes la Grosse / Numéro 2 sur le plan programme
RUDI BOSMAN / 2 rue de Beauvechain / Tourinnes la Grosse / Numéro 6
JEAN MARIE VANDELOISE / 22 rue de Beauvechain / Tourinnes la Grosse / Numéro 11
BERANGERE ZAMBALDI / 49 rue Bruyère Saint Martin / Tourinnes la Grosse / Numéro 23
LUCIE SCOCARD / 6 chemin des soeurs / Nodebais / Numéro 24
PHOTOGRAPHIE ANONYMES / 3 rue de Mollendael / Beauvechain / Numéro 36
LU CHING SHIOW / 36 rue de Tourinnes / Hamme Mille / Numéro 63
GAELLE DE SCHAETZEN / 14 rue Joseph Maisin / Hamme Mille / Numéro 75
ATELIER DE L'IMAGE / 3 place Saint Martin / Tourinnes la Grosse / Numéro 2 sur le plan programme
RUDI BOSMAN / 2 rue de Beauvechain / Tourinnes la Grosse / Numéro 6
JEAN MARIE VANDELOISE / 22 rue de Beauvechain / Tourinnes la Grosse / Numéro 11
BERANGERE ZAMBALDI / 49 rue Bruyère Saint Martin / Tourinnes la Grosse / Numéro 23
LUCIE SCOCARD / 6 chemin des soeurs / Nodebais / Numéro 24
PHOTOGRAPHIE ANONYMES / 3 rue de Mollendael / Beauvechain / Numéro 36
LU CHING SHIOW / 36 rue de Tourinnes / Hamme Mille / Numéro 63
GAELLE DE SCHAETZEN / 14 rue Joseph Maisin / Hamme Mille / Numéro 75
03 novembre 2007
02 novembre 2007
Fetes de la Saint Martin / Lu Ching Shiow
Lu Ching Shiow expose dans le cadre des Fêtes de la Saint Martin.
Exclusivement du noir et blanc, tirages 40x40 et virage Selenium. Reflets d'un travail et d'une exigence extrème. Une exposition qui m'a paru moins facile d'accès que celle de 2005 en même temps que beaucoup plus cohérente. J'en suis sorti comme habité par certaines de ces images.
Une première série (12 photos): MIRAGE. Qu'est ce que le contraire d'une ombre? Le mot nous manque en français pour le dire. Fantôme est connoté. Mais c'est bien ce que Ching Shiow nous donne à voir dans ces images: la version lumineuse de l'ombre.
Une deuxième série (12 photos): EDGE. Cueillies autour du monde (Canada, USA, Chine, France) des images très diverses semblent raconter une histoire, ou plutôt un état d'esprit et un regard. Une position en retrait: juste au bord de quelque chose qui n'est jamais atteint ni touché.
Dans chacune de ces deux séries, certaines images m'ont accroché, jusqu'à la fascination. Avec l'impression de faire progressivement partie de la photo... De pouvoir cotoyer ces "ombres" de la série Mirage... ou d'être aussi à la recherche de baleines dans la série Edge (chacune étant comme ces images d'Epinal ou des personnages et objets sont cachés... et j'y ai trouvé les baleines!).
Ajoutons encore le sens exceptionnel de la scénographie de cette photographe, déjà remarqué lors de son exposition précédente au même endroit. Les éclairages mériteront d'être appréciés après le coucher du soleil. Organisez donc votre visite en conséquence.
Exclusivement du noir et blanc, tirages 40x40 et virage Selenium. Reflets d'un travail et d'une exigence extrème. Une exposition qui m'a paru moins facile d'accès que celle de 2005 en même temps que beaucoup plus cohérente. J'en suis sorti comme habité par certaines de ces images.
Une première série (12 photos): MIRAGE. Qu'est ce que le contraire d'une ombre? Le mot nous manque en français pour le dire. Fantôme est connoté. Mais c'est bien ce que Ching Shiow nous donne à voir dans ces images: la version lumineuse de l'ombre.
Dans chacune de ces deux séries, certaines images m'ont accroché, jusqu'à la fascination. Avec l'impression de faire progressivement partie de la photo... De pouvoir cotoyer ces "ombres" de la série Mirage... ou d'être aussi à la recherche de baleines dans la série Edge (chacune étant comme ces images d'Epinal ou des personnages et objets sont cachés... et j'y ai trouvé les baleines!).
Ajoutons encore le sens exceptionnel de la scénographie de cette photographe, déjà remarqué lors de son exposition précédente au même endroit. Les éclairages mériteront d'être appréciés après le coucher du soleil. Organisez donc votre visite en conséquence.