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Expo: Serge Clément / Courants~Contre-courants
Musée de la photographie de Charleroi
Du 23/1/2010 au 16/05/2010
Une prolifération de tirages noir et blanc qui jouent essentiellement entre reflet et transparence.
Une exposition toute en finesse et sensibilité, qu'il vaut sans doute mieux voir avant celle de Jens Olof Lasthein.
Le Temps qui Pousse ou les Arbres de Roel Jacobs
Wassende Tijd, de bomen van Roel Jacobs
Photos, collage et projets de Roel Jacobs
Textes de Eddy Devolder
HALLES ST-GERY / Place St-Géry, 23 / BRUXELLES 1000
3/02/2010 - 31/03/2010
Tous les jours de 10.00 à 24.00
EXPOSITION
«LE TEMPS QUI POUSSE ou les arbres de Roel JACOBS »
Depuis des années, le photographe Roel JACOBS a entrepris une quête artistique autour du thème de l’arbre et du temps. Arbre dans la forêt ou arbre monumental ; Temps qui passe sur un monde inondé de lumière où l’homme est spectateur…et acteur.
A l’occasion de la sortie de cinq nouveaux timbres de La Poste consacrés aux arbres de la Forêt de Soignes et à l’occasion de l’édition du livre « Arbres de Belgique. Revisited » aux éditions BAI/Blondé nv, Roel Jacobs et la Bibliothèque René Pechère invitent le public à découvrir les fruits de cette quête au travers d’une exposition où les oeuvres photographiques sont confrontées aux textes de l’écrivain Eddy Devolder.
Expo: Jens Olof Lasthein / White Sea Black Sea
Musée de la photographie de Charleroi
Du 23/1/2010 au 16/05/2010
Une exposition agréable à parcourir... même si elle n'est pas de celles dont on garderait un souvenir impérissable.
Des panoramiques, uniquement, mais sans l'effet de mode qu'on peut leur trouver dans la plupart des expositions qui leur sont consacrées. Une vision et un regard particulièrement naturels, que renforcent les lumières utilisées: la pénombre d'un espace clos, le crépuscule.
Des lumières qui semblent aussi dire le crépuscule (ou serait-ce au contraire, au moins dans certaines photos, l'aube) d'un empire communiste qui s'est effondré.
Et, comme d'habitude, même si les expositions temporaires vous plaisent moins... il y a de qui faire avec les collections permanentes (qui, vous le remarquerez subissent ça et là quelques changements)...

Photographies du Fonds Gustave Ruhl (1856-1929)
Galerie Wittert / Place du 20 Août, 7 / 4000 Liège
29/1/2010 - 13/3/2010
Originaire de Verviers, descendant d’une importante famille rhénane, Gustave Ruhl (1856-1929) poursuit des études de droit à l’Université de Liège. Sous le charme de la cité ardente, il s‘y installe et ouvre un cabinet d’avocat. Si le droit est sa profession, l’archéologie et l’histoire sont ses passions. C’est ainsi qu’après avoir été membre de l’Institut archéologique liégeois pendant de nombreuses années, il en devient président. Il figure également parmi les fondateurs de la Société verviétoise d’Archéologie et d’Histoire. Plusieurs de ses publications (sur la cathédrale Saint-Lambert notamment) attestent de son intérêt pour l’archéologie.
Dans cette même optique, Ruhl se lance également dans la construction de maquettes qui restituent monuments et sites entiers dans leur état passé. Une trentaine de plans en relief (monuments et/ou quartiers de Liège, Verviers, Namur, Cologne …) est à mettre à son actif.
En 1930, sa veuve lègue à l’Etat belge, au profit de l’Université de Liège, parmi bien d’autres choses, une collection de plus de deux mille photographies et négatifs. C’est ce fonds d’archives photographiques qui est mis à l’honneur dans le cadre de cette 7ème Biennale de la Photographie.
Ces photographies réalisées en partie par Gustave Ruhl lui-même, en partie par d’autres photographes, n’ont pour la plupart jamais été exposées. Illustrations de Liège, de sa région ou d’autres coins de Belgique ou d’Europe, ces images, à caractère essentiellement documentaire, constituent un témoignage précieux de notre passé.
Exposition semi-permanente, accessible du 29 janvier au 13 mars 2010, du 19 juillet au 18 septembre 2010 et du 15 novembre au 22 décembre 2010.
Du lundi au vendredi, de 9h à 12h30 et de 14h à 17h ; le samedi, de 10h à 13h.
Rinko Kawauchi / Transient Wonders, Everyday Bliss
Argos / Werfstraat 13 Rue du Chantier / 1000 Brussels
2/2/2010 - 27/3/2010 (mardi-samedi 12.00 - 19.00)
L'occasion pour ceux qui n'étaient pas, il y a 4 ans à la photographers gallery de Londres de voir l'oeuvre de cette grande photographe japonaise...
Christophe Licoppe / Bruxelles la nuit vue des toits
BIP Info / Rue Royale, 2-4 / 1000 Bruxelles
Il ne vous reste qu'aujourd'hui et demain pour voir cette expo!!
Durant trois ans, Christophe LICOPPE, jeune photographe bruxellois, a arpenté en toute légalité les sommets des plus hauts immeubles de la ville à la recherche de clichés exceptionnels. Un projet long à réaliser car ne monte pas qui veut sur les hauteurs des immeubles de la ville !
Toujours prises "entre chien et loup" pour que le ciel soit le plus beau possible, les photographies de ce jeune talent nous font découvrir la capitale sous un nouvel angle.
22 clichés ont été sélectionnés pour être exposés un mois durant (du 18.12 au 29.01) dans la salle des guichets (accueil des touristes) au BIP. L'exposition a lieu à l'occasion de la sortie du livre "Bruxelles la nuit vue des toits", paru chez 180° éditions dans la Collection "Bruxelles, ma belle!".
Sébastien Reuzé / Intime et Universel
Contretype / 1, avenue de la Jonction / 1060 Bruxelles
10/2/2010 - 21/3/2010
Cher Jean-Louis,
L’exposition que nous préparons pour le mois de février 2010 s’intitulera Intime et Universel. Elle reposera sur le rapprochement de photographies réalisées entre 2002 et 2009, associant, dans leur diversité, un regard porté sur la photographie domestique, sur le paysage, sur l’abstraction,
sur la nature morte ou encore sur le portrait.
Le choix de cette période tient au fait que j’observe, à partir
de 2002, un changement sensible de ma manière de photographier et de mon rapport au sujet. Les cadrages deviennent très structurés, droits, quand auparavant les mouvements paraissaient, en comparaison, empreints d’insouciance.
Les sujets observés sont plus graves. On sort alors du travail sériel pour s’orienter vers une existence essentiellement individuelle des images, dont la justification tient dans leur quotient fictionnel, c’est-à-dire dans leur capacité à orienter la lecture, la pensée, la réaction, vers une histoire, vers une fiction, vers une transformation intellectuelle du réel. Un second degré de lecture éloigné des préoccupations didactiques de la photographie documentaire. Je n’ai pas cette vocation. Même si la série Friche, réalisée à l’été 2009 à Berlin - à l’occasion d’une résidence offerte par Air Antwerpen -, présente certaines zones du passage de l’ancien comme une jungle, poussée de vie sur un ancien no man’s land, entourée d’une ville. J’observe dans les choses du réel leur capacité de transformation, je m’intéresse à ces possibles contenus dans une réalité observable que l’on pourrait qualifier de présence fantôme.
Pour l’exposition est développé un livre-objet, qui fera partie des pièces exposées, au même titre que des photographies disposées au mur. Ce livre a pour but d’associer les différents travaux réalisés entre 2002 et 2009, mais d’être aussi évolutif: il s’agit d’un livre non relié, aux pages non-numérotées, dont les cahiers sont réorganisables, et dont les feuillets sont des pièces exposables. Imprimé en offset et en plusieurs phases, le livre sera alimenté, en amont comme en aval, au rythme des projets et des expositions. La première phase est un cahier de 64 pages, d’autres phases viendront s’y ajouter ultérieurement, s’y imbriquer littéralement. Les images s’y articulent selon les oppositions et les correspondances qui les rapprochent. Par leur confrontation, les différents sujets observés adoptent un statut quasi identique. Par sa nature,
le livre fait le pont entre le document consultable et l’objet d’exposition.
C’est dans cet esprit et en songeant à ces projets nouveaux que je me réjouis, cher Jean-Louis, de préparer cette exposition avec toi,
Sébastien
Sébastien Reuzé remercie l'Ambassade de France
à Bruxelles pour son soutien
Christophe Collas / Silences
Centre culturel de Chênée (Liège) / rue de l'Eglise 1-3 / 4032 Chênée
2ème exposition de cette série augmentée d'une dizaine de nouvelles images
Vernissage 28/01/2010 18h30
Exposition 28/01/2010 - 19/02/2010.
Avec sa série Silences, Christophe Collas cherche à exprimer, au travers d’images en couleurs et de format carré, une certaine conscience du temps. Le temps qui s’écoule lentement, le temps qui fuit ou le temps qui s’arrête. Autant d’images différentes qu’il y a de temps : celui du corps, celui des âges, celui des lieux, celui de la ville ou encore celui du silence.
Chaque image puise sa matière dans le quotidien ou dans l’intime. Elles sont prises de manière instinctive sans faire appel à la mise en scène.
Images immobiles et muettes, c’est dans les interstices, dans l’ombre ou dans le hors-champ que leur sens se révèle.
A découvrir absolument !
Venezian Eyes / Benjamin Struelens
Theatre Marni / 25 rue de Vergnies / Ixelles 1050
10/02/2010 - 05/04/2010
Vernissage le jeudi 25.02 à 19:00 / Visible les soirs de spectacles dès 19:30. Entrée libre
Benjamin Struelens nous a donné avec bonheur ses regards sur New York ("Nude York") et sur la Havane ("Havana Blue") à travers deux livres parus aux éditions Luc Pire. Il nous revient cette fois avec des trésors de Venise!
Livre disponible aux éditions Luc Pire
©HE / 32 Artistes réinterprètent le mythe et la marque Che Guevara
Espace Art 22 / 22 rue Van Aa / 1050 Bruxelles
21/1/2010 - 14/3/2010
(mercredi - samedi de 12 à 19 heures, dimanche de 11 à 18 heures)
Artistes : Atypik - Elisabeth Barbosa - Yvan Benoit - Pascal Bernier - Delphine Boël - Ulrike Bolenz – Jo Brouillon - Martin Cherel - Céline Churlaud - Nathalie Contenay - Pascal Courcelles – Olivier Crusells - Dai dai Tran - Doberman & Strom - Karin Fridriks - Sylvain Lang – Le Coup du Lapin - Eric Liot – Loeilpartoo - Gwen Marseille - Eugenio Merino - Frédéric Périmon - Noémie Sauve - Michel Soubeyrand - Ian Stuyve - Patrick Thomas – Titi from Paris - Yves Ullens - Eric de Ville - Chris Von Steiner - Drew Walker - Sophie Wouters

Le photographe belge Benjamin Struelens met aux enchères sur le site de Geomoun.org 10 impressions 83cm/125cm collées sur aluminium de la photo reproduite dans cet article.
L'argent est recueilli en vue de soutenir massivement la réhabilitation et la reconstruction de Timkatec, projet soutenu depuis 10 ans par l’ONG GEOMOUN.
Les fonds serviront les objectifs suivants :
. Accueil des enfants qui seront indubitablement nombreux à venir frapper à la porte du centre pour être accueilli
. Reconstruction ou réhabilitation des bâtiments du projet
. Aide aux familles (parents des enfants, personnel des Timkatec) pour la reconstruction de leur habitat.
La vente aux enchères se clôturera le samedi 30 janvier à 18h.
Carl De Keyzer / Congo (belge)
Fotomuseum d’Anvers / Waalse Kaai 47 / B-2000 Anvers
22/01/2010 - 16/05/2010
L'année 2010 commence sous le signe du Congo au FoMu pour célébrer les cinquante ans de l'indépendance.
3 expositions auront lieu sur le Congo et l'Afrique.
A partir du 22 janvier, l'expo 'Congo (belge)' de Carl De Keyzer.
Au même moment 'Congo belge en images', une sélection inédite extraite des archives du musée royal de l'afrique centrale de Tervuren.
Et enfin, à partir du 23 février, 'Borders', une sélection de la biennale de photographie de Bamako (Mali) de 2009.
Carl De Keyzer est un photographe belge de renommée, membre de l'agence Magnum. En même temps que cette exposition, parait chez l'éditeur Lannoo, un livre de photographies sous le même nom.
Expo: Jens Olof Lasthein / White Sea Black Sea
Musée de la photographie de Charleroi
Du 23/1/2010 au 16/05/2010
LA PHOTOGRAPHIE COMME OUTIL CONCEPTUEL
par CATHERINE MAYEUR, historienne de l'art
SAMEDI 23.01.2010 / 10:30 > 12:30
Organisé par Jeunesse et Arts Plastiques
Terry Rodgers / Radical Continuity (Peintures, dessins, photographies, vidéo)
Aeroplastics Contemporary / 32 rue Blanche / 1060 Bruxelles
15/1/2010 - 27/2/2010
Vernissage le 14/1/2010 de 18 à 21h
Du 15 janvier au 27 février 2010, Aeroplastics Contemporary présente une exposition monographique de l'Américain Terry Rodgers (1947). Dans ses tableaux, Terry Rodgers met en scène de jeunes hommes et femmes à la plastique parfaite - du moins en regard des critères actuels de la mode et de la publicité. A moitié dévêtus, adoptant des poses lascives dans des décors surchargés et luxueux, arborant bijoux et accessoires, une flûte de champagne à la main, ses personnages évoquent la décadence de l'Empire et l'insouciance d'une certaine jeunesse dorée. Mais bien davantage qu'un monde en manque de repères, c'est la peinture elle-même qui est mise en question et, par-delà, notre manière de nous représenter la réalité.
"Nous vivons dans le liquide amniotique de nos petits mondes, heureux en compagnie de nos préjugés", cette phrase de Terry Rodgers résume bien la philosophie qui sous-tend son travail, et le rapport qu'il entend tisser avec le spectateur. Au premier regard, il est tentant de décrire ces compositions comme des évocations d'after-parties orgiaques, à mi-chemin entre voyeurisme et réprobation moralisatrice. Mais une lecture plus attentive révèle l'absence de rapports entre les personnages qui, s'ils se touchent parfois, semblent incapables d'établir la moindre forme de communication, et n'en manifestent d'ailleurs pas le désir. Isolés dans leur bulle, les acteurs adoptent des poses artificielles, qui renvoient aux stéréotypes que nous projetons sur eux. "Mes tableaux décrivent des mondes imaginaires créés au départ des offres véhiculées par les médias - luxe, richesse, ainsi qu'une version validée de la beauté et du désir, le tout traversé par une dose de réalité. A quel point est-ce difficile pour les participants à ces scènes de sortir d'eux-mêmes et de se ‘connecter' les uns aux autres ?"
Pour Terry Rodgers, tout passe par la photographie. "J'ai pris des milliers de photographies, et j'en prendrai encore des milliers, pour tenter de découvrir les expressions et les gestes qui, je pense, révèlent la combinaison entre la confusion intérieure et extérieure du monde dans lequel nous vivons." Ces modèles sont pour la plupart des anonymes, croisés dans la rue, qu'il invite à venir poser dans son studio. Il assemble ensuite ces différentes scènes en vastes compositions, renouant de la sorte avec la technique des maîtres anciens. Quant au choix d'utiliser des très grandes toiles, il évoque les débuts du Réalisme, lorsque Courbet créait le scandale en représentant un enterrement anonyme dans un format jusqu'alors réservé aux scènes héroïques, mythologiques ou religieuses. Mais si les tableaux reposent sur une technique méticuleuse, les dessins tentent au contraire de capter l'énergie du moment en quelques traits ; les poses ne sont jamais choisies par hasard, et reflètent ce que l'artiste décrit comme des conventions utilisées pour caractériser les individus et les types sociaux.
Dans ses photographies en noir et blanc plus anciennes, la beauté stéréotypée fait parfois place à la laideur la plus dérangeante, avec des individus masqués et difformes. "Certains personnages dans les images correspondent aux canons occidentaux de beauté, tandis que d'autres les défient. On peut percevoir, à travers ces images, que l'âme ne réside pas dans l'enveloppe physique extérieure." La vidéo joue également un rôle central dans l'élaboration des tableaux : depuis l'avènement de la "téléréalité", la télévision est devenue le symbole par excellence de brouillage entre fiction et réalité.
L'exposition présente également des caissons lumineux dont les images, retravaillées numériquement, semblent mêler différents modes de représentation du réel. "Ici, je joue avec plusieurs techniques pour rendre perceptible, simultanément, notre rapport au monde. Et je rends évidente la distinction entre les différents langages - les découpages sont volontairement approximatifs, visibles." Pour Terry Rodgers, cette juxtaposition est comme une métaphore d'un monde composé d'une multitude de fragments, et que nous percevons erronément comme un tout uniforme, "nous avons tendance à oublier que tout ce que nous voyons, ou portons, est ‘inventé'. Notre expérience de vie est comme un jeu multidimensionnel, dont les pièces sont constamment en mouvement."
P.-Y. Desaive