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19 septembre 2012

Vu: Cicatrices a l'exterieur, un chemin vers l'interieur

CICATRICES A L’EXTÉRIEUR, UN CHEMIN VERS L’INTÉRIEUR
Salle des pas perdus du Palais de Justice / Place Poelaert 1 / 1000 Bruxelles
11/9/2012 - 27/9/2012 - 9h-17h sauf les week-ends

Un livre et des photographies de:
  • Hendrik Braet (http://www.hendrikbraet.be/)
  • Thomas Marchal (http://www.thomasmarchal.com/)
  • Natacha Péant (http://www.flickr.com/photos/natachapeant/)
  • Isabel Pousset (http://www.isabelpousset.be/)
Récits de personnes incarcérées. www.smbg-famd.be

Si vous passez par là, ne manquez pas de regarder les photos... sinon, arrangez vous pour obtenir le livre.

09 décembre 2011

Vivian Maier, Street Photographer


Vivian Maier, Street Photographer
Edited by John Maloof / Foreword by Geoff Dyer
PowerHouse Books
134 pages / Broché / Noir et blanc
US 39.95$

On le trouve en vente à la FNAC

J'avais déjà mentionné ici ce projet présenté sur kickstarter.
Le livre est paru, en attendant le film (au printemps 2012).

Une gamme de photos très étonnantes; j'y vois de l'Arbus, du Kertesz, du Weegee, du Doisneau ou du Ronis,... sans doute pas les plus mauvaises références.
La contribution des femmes à la photographie est sans aucun doute trop ignorée.

09 juin 2011

Maarten Vanvolsem / The Art of Strip Photography

Maarten Vanvolsem / The Art of Strip Photography: Making Still Images with a Moving Camera
Lieven Gevaert Series vol. 11 / Leuven University Press, spring 2011

Photographic images can, apart from their capacity to show, convey an experience, a quality that has seldom been recognized. In this book the artist and photographer Maarten Vanvolsem explains how the strip technique can tell a different story of time and space in photographic images, a story that leads to new expressions and experiences of time and movement. The strip technique itself seems to be neglected in the debate on time and photography, although it has a long history. Its use is widespread and, especially in recent years, more and more artists rediscover the technique.
Based on an historical overview, a knowledge and understanding of the technique, and experiments with the building of cameras, this book will propose a new use of this forgotten art: a use in which the temporal terms ‘speed', ‘rhythm', and ‘pace' are of more value than terms so often associated with photography such as ‘freeze', ‘split second', or ‘capture'. Within the book one can find more than thirty artists using the strip technique for their artistic practice. A lot of the artwork produced goes beyond traditional photography and the standards set by the photo industry.
The research also reveals the extent to which artists use the technique to rediscover the time-based possibilities of the photographic image.

order:
info@upers.kuleuven.be
Leuven University Press
Minderbroedersstraat 4 - box 5602
B-3000 Leuven
Belgium
http://upers.kuleuven.be/en/titel/9789058678409

24 février 2011

Lu: Jacques Charlier, La photographie au service de l'idee

Lu: Jacques Charlier, La photographie au service de l'idée / Conversation avec Rene Debanterle
Editions Tandem / 1990 / 50 pages

L'occasion de dire encore tout le bien que je pense de cette collection. La conversation ne s'y lit pas comme dans un magazine, mais à tête reposée, ou par petites gorgées; on y revient; on fait marche arrière...

Mon Jacques Vilet m'est précieux entre tous... mais celui-ci m'a fait ouvrir les yeux sur un auteur auquel je n'avais jusque là prêté qu'une attention bien distraite...

Une collection précieuse... dans tous les sens du terme...

08 janvier 2011

Lu: Image(s) d'une collection

Image(s) d'une collection / Musée de la photographie à Charleroi / Xavier Canonne et alt / 2010 / 320 pages

80.000 photos et 3 millions de négatifs dans les réserves du musée, plus de 300 photos dans ce bouquin,... j'ai néanmoins risqué le test de deviner (ou de désirer plutôt) celles que je voulais y voir.

Y retrouverais-je ces 3 photos que je ne manque jamais d'y revoir (quand elles sont affichées du moins) ? Gagné: Cunningham, Ronis, Leo Dohmen... Trois nus, mais de ceux à vous faire définitivement voir comme de la pornographie, ou des planches anatomiques, tous les autres.
Deux auteurs ensuite: Giacomelli et Arbus, Arbus et Giacomelli... Gagné encore...
Deux photos enfin, de la même salle, dont je ne retrouve que le "zelfportret met Christine"; laissez-moi garder l'autre pour moi puisque les auteurs de cet ouvrage n'ont pas cru bon de le retenir...
Bilan 6/7 ...
Et encore... je laisse de côté tous ces auteurs qui ne sont pas mes préférés (pour le moment), ou dont je n'ai pas encore creusé l'oeuvre...

Mais, me voilà donc avec mon petit musée portable sur la table de nuit... ou bien pour le prêter (ou mieux encore, recommander de l'acheter) à celui qui n'aurait pas l'occasion de passer à tout bout de champ à Charleroi...
Un ouvrage à s'offrir ou se faire offrir... (c'est trop tard pour Noël... mais peut-être qu'en revendant sur Ebay tous ces cadeaux affreux... vous pourriez jouer vous même au Père Noël...)

07 janvier 2011

Lu: Derriere l'objectif de Reza / photos et propos

Reza et Rachel Deghati / Derrière l'objectif de Reza, photos et propos / Hoebeke / 2010 / 160p

Il y a tant de photographes. Il y en a trop! Pas tant qu'il faudrait moins de photographies, mais qu'on s'en veut, trop souvent, de ne pas connaître untel ou untel... Que l'on s'étonne parfois, d'avoir pu rester si longtemps à en ignorer un autre.
C'est pour moi ce qui est arrivé avec ce livre de/sur Reza. L'impression de sortir d'une longue soirée de discussion avec un intime. Qui aurait parlé de ses photos, mais surtout de sa photographie et des gens qu'il photographie.

"L'Autre, le sujet que je veux photographier, n'est pas un objet de consommation, 'une danseuse' avec laquelle je vais un temps jouer les artistes. Que ce respect soit perçu dans mon attitude est peut-être ce qui me garantit la liberté de mouvements nécessaire pour témoigner de cette intimité." (p97)

Au rythme de deux ou trois photos par double page, accompagnées de commentaires de l'auteur sur les significations qu'elles génèrent en se rencontrant, c'est l'occasion de découvrir un très grand humaniste, et un très excellent photographe.

06 janvier 2011

Lu: Martin Parr, le melange des genres

Martin Parr, le mélange des genres, entretien avec Quentin Bajac / Textuel, l'écriture photographique / 2010 / 128p

Ce très long entretien, ponctué d'échantillons de la production de Martin Parr, nous permet d'un peu mieux comprendre ce qui fait l'originalité - ou bien la solitude - ce ce vilain petit canard de la photographie britannique.
A mille lieues de l'ouvrage hagiographique, ce "mélange de genres" est un fabuleux survol d'une carrière longue de plus de trente années déjà.

A lire avant d'aller voir et revoir ses photos...

26 décembre 2010

Lu: Jacques Vilet / Conversations avec Yvonne Resseler

Jacques Vilet / Conversations avec Yvonne Resseler
Editions Tandem / 2002 / 68 pages

Un tout petit livre, lu (re et re-relu) avec le plus grand plaisir, pour la grande sagesse en même temps que l'humilité dont y fait preuve Jacques Vilet...

"Cela nous conduit à une philosophie, à une recherche de transcendance.

- Est-ce que la photographie est une voie vers la transcendance? Ni plus ni moins que ma bicyclette ou ma brosse à dents. Disons plutôt que j'ai en moi un intérêt pour quelque chose de transcendant, et la photographie que je pratique est comme mon bâton de marche. Ce n'est pas mon bâton qui me fait avancer. Mais mon bâton m'aide à avancer là où je désire aller, là où je suis sollicité.
" (p13)

24 novembre 2010

Lu: Brassai, Le promeneur de nuit / Serge Sanchez

Brassai, Le promeneur de nuit / Serge Sanchez
Grasset / 10-2010
416 pages, ISBN: 9782246728412

"Né en 1899 dans une ville de Hongrie aujourd' hui roumaine, photographe mais aussi peintre, dessinateur, sculpteur et écrivain, Brassaï fut un artiste éclectique et de son temps.
Etudiant en histoire de l'art à Budapest puis à Berlin, il s'installe à Paris au milieu des années 1920, apprend seul le français en lisant Proust, et passe des nuits entières à arpenter la capitale. Il photographie les rues, les gens, les bordels comme les chantiers, sublime les enseignes publicitaires et capture les lumières. Ami des plus grands artistes de son temps, Kandinsky, Kokoschka, Henry Miller ou Jacques Prévert, il fut aussi le portraitiste de Dali, Picasso, Matisse, Giacometti et Michaux. Alors que la photo peine à être reconnue comme un art, il réalise des clichés qui resteront à jamais les témoins d'une époque mythique : celle du Montparnasse des années 30, de la Bohème étourdissante. Photographe d'un Paris interlope et nocturne comme de la brillante société de la danse et de l'opéra, auteur d'une œuvre aujourd' hui célèbre dans le monde entier, du Japon aux Etats-Unis, Brassaï est entré dans la légende en se promenant.
"

J'ai dévoré ce livre!
Qui résonne d'abord comme une litanie de noms tous plus connus les uns que les autres. A en donner le tournis.
Qui semble surtout comme ne jamais arriver à fixer un personnage si complexe que toujours il nous échappe. "Né" dessinateur et peintre, que l'on voit devenir journaliste, puis (bien plus tard dans le livre) photographe, et, quand on le croit enfin rassis, dessiner encore, sculpter, écrire surtout, brillamment. Filmer aussi.
Nous offrir aussi quelques pensées fulgurantes comme celle-ci: "La beauté n'est pas l'objet de la création, elle en est la récompense."
Il me faudra donc bientôt le relire, pour y puiser quelques nouvelles perles.

10 septembre 2010

Irene Jonas / Mort de la photo de famille ? De l'argentique au numerique

Irene Jonas / Mort de la photo de famille ? De l'argentique au numérique
L'Harmattan / Série études culturelles / Logiques Sociales / Paris, 2010 / 212 pages

On n'a pas l'habitude de questionner sa pratique artistique au regard de la sociologie, de l'anthropologie ou de l'analyse de genre.
C'est pourtant ce que nous amène à faire Irène Jonas avec sa "Mort de la photo de famille". Histoire de la photo de famille, distribution des rôles dans la famille quant à la constitution de la mémoire, et évolution des choses...
Une occasion de s'interroger sur qui utilise quel matériel pour photographier quoi et quand... Réflex ? Compact ? Numérique ou argentique ? De la "bête" photo de famille ou bien une tentative artistique ? Et qui colle les photos dans les albums ?
Au bout du livre, on reste sans doute un peu sur sa faim, avec pas mal de questions qui restent sans réponse... mais en tout cas, on ne peut plus s'empêcher de penser!

22 août 2010

Nancy Huston / Infrarouge

Nancy Huston / Infrarouge
Actes Sud / 2010 / 310 pages

Encore un roman sur/autour de la photographie.
Le photographe prend, ces temps ci, figure de véritable personnage; il intéresse; il intrigue.

Ici au moins, ne s'agit-il pas d'un prétexte: la photographie est centrale. Même si elle partage cette place avec quelques autres sujets: les relations dans une famille "moderne" (entendez d'enfants de couples recomposés ayant eux-mêmes divorcé), le regard féminin sur sa sexualité,...
Au moins aussi, les références photographiques font-elles mouche: Diane Arbus est essentielle au roman, Araki plus que cité; de même que les aspects techniques: le temps passé dans la chambre noire, les perspectives particulières de l'utilisation du film infrarouge...

Et si l'on y trouvera sans aucun doute à redire sur l'exactitude de certaines descriptions, l'esprit de la photographie analogique/argentique est magnifiquement rendu; il n'est jamais question d'une image particulière, que l'on pourrait discuter après l'avoir (re)vue sur un écran, mais toujours, et essentiellement, de l'acte de photographier...
Un peu irritant aussi pour le lecteur belge ou français, l'utilisation du mot "camera" là où on entend ici toujours parler d'appareil ou de boîtier... Mais la narratrice, et l'auteur, étant toutes deux canadiennes, on pourra croire qu'il s'agit là de l'usage chez nos cousins francophones d'outre Atlantique.

22 juillet 2010

Photographie feministe

... ou lecture féministe de la photographie...
Peu importe...

Deux lectures ces jours ci...

Le portfolio de Kimiko Yoshida dans le magazine "Color - for collectors of fine photography" de juillet 2010.
L'article de présentation est particulièrement éclairant sur les raisons de son émigration en Europe et sur les liens ce celle-ci avec son art. Juste l'occasion aussi de faire remarquer que c'est une de mes photographes préférées...

Et "Donna: avanguardia femminista negli anni '70; dalla Sammlung Verbund di Vienna", le remarquable catalogue d'une exposition terminée maintenant de la GNAM (Galleria nazionale d'arte moderna e contemporanea / Viale delle Belle Arti, 131 / Roma).
L'occasion de faire le point sur le rôle des femmes dans la photographie contemporaine des années 70... et en particulier de retrouver (entre autres) les images d'une autre de mes photographes préférées Francesca Woodman.
Du point de vue de l'histoire de l'art, l'intitulé "avanguardia" est sans doute ambigü et contestable (puisque l'art contemporain serait précisément un art "post moderne" et donc sans "avant garde") mais les différents articles lèvent tout les doutes quant à l'opportunité de son usage dans ce contexte.

09 juin 2010

Agfa Box / Gunter Grass

L'Agfa Box (Histoires de chambre noire) / Günter Grass
Traduit par : Jean-Pierre Lefebvre
Seuil, Paris, 2010

Qu'on me le pardonne ou pas, mais je n'aime pas "La chambre claire" de Roland Barthes. (voir par exemple wikipedia)
Plus je photographie, et plus je lis sur la photographie (par exemple "Le mystère de la chambre claire - Photographie et inconscient" de Serge Tisseron), moins je suis d'accord avec la vision réductrice d'un philosophe qui semble surtout ne supporter ni la vue de sa propre image, ni ce qu'elle dit du temps qui s'écoule.

Je ne vous cacherai donc pas le plaisir que j'ai dès lors eu à lire (et celui que j'ai encore à relire) "L'Agfa box" de Günter Grass.

Il y est question d'un père (Grass lui même), d'une ribambelle d'enfants (huit) semés dans le terreau de plusieurs mères, et d'une vielle Marie équipée de Hasselblad et Leica - excusez du peu - mais aussi d'un Agfa Box...
Le Hasselblad et le Leica ne présentent aucun intérêt. Ils font des photos. Un point c'est tout. Oubliés. Et tant pis pour ceux qui en rêvent ou ne jurent que par eux!
Par contre l'Agfa Box semble avoir des propriétés magiques... Au père, il livre la documentation de ses romans. Aussi éloignée que soit l'époque, il revisite les lieux, et fournit tous les détails sur les gens et les choses. Aux enfants, il fait voir ce que pourrait être ou ce que sera l'avenir.

Et là, on rejoint l'art des grands photographes, qui ne semblent ni contraints par la distance, ni par le temps pour nous faire voir les choses. Ni celles qui ont été. Ni celles qui seront. Ni celles encore qui pourraient être ou qui ne seront jamais.

On trouve aussi la liberté du spectateur. Celle des enfants, tournés vers l'avenir... du père, du romancier, tourné vers le passé... Le même appareil, la même photographie sans doute, leur livre des représentations et des significations totalement différentes.

Ce roman n'est qu'une fable, bien entendu. Et les photographies ne resteront jamais que des photographies. Mais au moins Günter Grass nous rappelle que nous pouvons les penser autrement... et les penser comme nous voulons...

17 avril 2009

Amaury Da Cunha / Saccades

Le blog du photographe Amaury Da Cunha à l'occasion de la sortie de son livre Saccades. Photographies et textes d’Amaury da Cunha, Editions Yellow Now, 96 p.,12,35 €.

06 janvier 2009

Lu: Cartier-Bresson, l'oeil du siecle

Encore un livre de poche qui vaut la peine d'être lu: la biographie par Pierre Assouline de Henri Cartier-Bresson - l'oeil du siècle.
Pour l'essentiel, ca se lit un peu comme un récit d'aventure, tant la vie de HCB recèle de rebondissements et de faits d'armes...
Et puis, comme une mise à jour d'une personnalité tout à fait étonnante. Un des plus grands photographes (de son temps, sinon tout court) qui vers 60 ans abandonne la photographie pour lui préférer le dessin. Matière à réflexion essentielle pour tout "artiste": est-ce que je pratique mon art par facilité ou véritablement parce que c'est celui qui me mènera à mon aboutissement ?

05 janvier 2009

Lu: Willy Ronis / Ce jour la

Du concentré de vie !
Si je n'avais jamais vraiment prêté attention à la signature de Willy Ronis, sauf pour être ébloui à chaque fois par la qualité et la simplicité de son "nu provençal", la lecture de ce "Ce jour là" (Folio, Poche) m'a fait découvrir une toute autre face de l'auteur.
Quelques photos commentées. Pas les plus connues. Pas les plus spectaculaires. Quelques photos simplement. Et en contrepoint, la démarche de l'auteur. Si peu technique (en apparence) et tellement humaine.
Une sorte de livre de chevet et une incitation à (se) raconter des histoires au sujet de nos propres photos.
Et, au lieu du nu provençal, le même modèle - son épouse - en vieille dame ("La vieille dame dans un parc"), forme grise sur un parc d'automne. Elle n'est pas loin de sa fin. Parfait d'émotion contenue.

09 septembre 2007

Sur la photographie contemporaine

Deux livres m'ont pris énormément de temps cette année, Les bienveillantes, de Jonathan Littel au début de l'année... et Sur la photographie contemporaine, de Marc Tamisier.
Tous les deux pour la même (bonne) raison: leur densité.
De ce dernier (Editions L'Harmattan, 2007, 209 pages, 18,5 Euros), n'étant pas philosophe, je n'ai pas compris le dixième... et pourtant...
Celui qui osera se risquer à naviguer dans ces eaux dangereuses ne manquera pas d'y trouver au moins:
. une liste originale de photographes (et auteurs de photographies)
. des pistes à méditer sur la spécificité de la photographie contemporaine
Un bouquin à consommer à petites doses à proximité d'une connection internet (pour y retrouver des exemples du travail des auteurs cités), et à relire (à petites doses encore).