11 septembre 2010

Gilles Durvaux / Postindustriel

Gilles Durvaux / Regard photographique sur une archéologie industrielle
Musée de Liberchies / Place de Liberchies 5 / 6238 Liberchies
11/9/2010 - 26/9/2010

Une enfance aux confins de Charleroi, des jeux interdits au sein de sites industriels désaffectés, voici les prémices à un acte photographique auquel se livre avec passion Gilles durvaux.
Ses errances au milieu des lieux abandonnés ont suscité des peurs excitantes qu’il revit aujourd’hui encore. Ce sont des retrouvailles avec les mêmes luminosités mystérieuses, les mêmes atmosphères pesantes et les mêmes odeurs de vieilles huiles.
Très vite, Gilles durvaux trouve à ces endroits quelque chose de graphique et de paradoxalement beau.
...

Guido Argentini / New photographs


Guido Argentini / New photographs
Young Gallery / Avenue Louise, 75 / 1000 Bruxelles
17/9/2010 - 09/11/2010

Guido Argentini est né en 1966 à Florence en Italie.
À 23 ans, après avoir étudié trois ans à la Faculté de Médecine de l'Université de Florence, il décide de se consacrer professionnellement à sa passion, et devient photographe. Depuis, les sujets principaux de son travail sont la mode et la beauté.
Guido Argentini vit à Los Angeles depuis 1990. Ses travaux ont paru dans quelques-uns des magazines les plus célèbres du monde, parmi lesquels Marie Claire, Amica, Moda, MAX, Vogue, Men's Health et Playboy.
Guido Argentini sort son premier livre "Silvereye" en 2003, dans lequel on peut y admirer des prises de vue de nus "argentés".
Ce travail est une réflexion de l'artiste sur ses passions qui sont la sculpture et la danse.
Dans son second livre, "Private rooms" sorti en 2005, Guido Argentini nous présente un travail personnel où l'érotisme et la beauté sont clairement inséparables. Nous sommes invités à entrer dans cette vision de l'univers féminin. Ce livre est le résultat de 10 ans de photographies, toutes prises dans l'intimité de pièces closes. Villas d'époque, appartements modernes, nombreux hôtels, du lieu le plus raffiné 5 étoiles décoré de luxueux velours et lits king size, aux motels les plus miteux meublés de chaises en plastique, au papier peint décrépit et où l'on paie à l'heure. Chaque pièce est la scène d'une "histoire ouverte" sans commencement ni fin. Contrairement à un film, une photographie laisse toute la place à l'imagination du spectateur.
Son dernier livre "Reflections" a été publié en 2007. Il s'agit d'une série de photographies de femmes se regardant dans le miroir. Ces nus féminins met au défit notre perception de ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Il joue ici avec les miroirs pour arriver à des perspectives inhabituelles. Les images qui en résultent combinent sensualité et distance sophistiquée.

Biennale: Comme une image

Comme une image
Musée de Louvain-la-Neuve / Place Blaise Pascal, 1 / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

« Comme une image » développe un propos autonome sur la place particulière de la photographie dans le monde de l’image, en insistant sur la dualité entre, d’une part, la vision optimiste (et soi-disant pauvre) de l’amateurisme et, d’autre part, celle critique des pratiques documentaires et/ou artistiques. L’exposition s’appuie essentiellement sur un prêt d’une vingtaine de photographies de la collection Lhoist et d’une soixantaine de photos trouvées, rassemblées par La trocambulante. Elle se complète par l’exposition de Beat Streuli et Marie Le Mounier, inaugurant leur résidence à l’UCL.

Dans l’espace public de la place Blaise Pascal, à l’entrée du Musée, seize photographies trouvées, choisies par Valérie Police (La trocambulante) et exposées sur cadres lumineux, introduiront d’une manière légère et distanciée le propos tenu à l’intérieur du Musée.

La première salle du Musée évoque le côté construit de toute représentation. Ce qu’affirment de manière évidente Imitatio Sapiens d’Olivier Richon et les arbres de Lynn Geesaman. Ce que confirme par son côté irréel Tinted Windows, Memphis, Tennessee de William Eggleston et d’autres photographies de la collection Lhoist. La seconde salle met en rapport les visions propres et souvent très opposées que développent amateurs et artistes actuels à propos de trois thématiques : la consommation (symbolisée par les loisirs et la voiture), le monde du travail et enfin la vie familiale (avec sa mise en scène pour la photo). En vitrine sont présentés quelques albums familiaux particulièrement étonnants et aujourd’hui très précieux pour les collectionneurs. La troisième salle accueille une création de Beat Streuli et Marie Le Mounier, dans le cadre de leur résidence d’artistes à l’UCL.

En résumé, au centre de Comme une image, s’exprime l’intention très nette de provoquer une sorte de contamination du regard critique. De quoi faire comprendre que la photographie ne se limite pas à la réception passive d’une image, mais qu’elle se prolonge dans le retour d’un regard en alerte.

10 septembre 2010

Vu: Sarah Van Marcke

Sarah Van Marcke
B-Gallery / 17-19 rue Saint-Jean / 1000 Brussel
03/09/2010 - 25/09/2010

Quatre photos (1x1 m chacune) et une installation de 3 vidéos font une exposition bien rapidement visitée.
Il faut cependant reconnaître l'intérêt tout particulier qu'elle provoque: les photos sont des images d'architecture moderne, mais il faut y ajouter deux règles supplémentaires, la présence d'un personnage dans une attitude étrange, ainsi que celle d'un objet qui en vient... La photo devient ainsi non seulement un jeu de la représentation, mais aussi un jeu tout simplement...
Et dans la video on est encore plus dans le jeu... celui de parapluies soulevés par un courant d'air et se balançant dans des arbres...

Un peu court sans doute pour juger d'un auteur... mais en tout cas un très bon apéritif!
A voir aussi sur outlandish-photo

Irene Jonas / Mort de la photo de famille ? De l'argentique au numerique

Irene Jonas / Mort de la photo de famille ? De l'argentique au numérique
L'Harmattan / Série études culturelles / Logiques Sociales / Paris, 2010 / 212 pages

On n'a pas l'habitude de questionner sa pratique artistique au regard de la sociologie, de l'anthropologie ou de l'analyse de genre.
C'est pourtant ce que nous amène à faire Irène Jonas avec sa "Mort de la photo de famille". Histoire de la photo de famille, distribution des rôles dans la famille quant à la constitution de la mémoire, et évolution des choses...
Une occasion de s'interroger sur qui utilise quel matériel pour photographier quoi et quand... Réflex ? Compact ? Numérique ou argentique ? De la "bête" photo de famille ou bien une tentative artistique ? Et qui colle les photos dans les albums ?
Au bout du livre, on reste sans doute un peu sur sa faim, avec pas mal de questions qui restent sans réponse... mais en tout cas, on ne peut plus s'empêcher de penser!

Biennale: Maxime Brygo

Maxime Brygo
Grand Rue -3 à Louvain-la-Neuve / Grand Rue (accès entrée parking vert) / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

Né en 1984 à Dunkerque, Maxime Brygo vit et travaille entre Bruxelles et Dunkerque. Bachelier & Master Photographie La Cambre, Bruxelles lauréat du concours Emerging Talents from Belgian schools of photography en 2008. L’artiste expose le résultat de sa commande : sa vision d’ « Un monde parfait », à travers un travail sur les Européens vivant en Brabant wallon en Belgique, pays fondateur de l’Union européenne.

09 septembre 2010

Arnold Newman c/o Valerie Bach

Arnold Newman
16/9/2010 - 20/11/2010
Galerie Valérie Bach / Rue Ernest Allard 43 / 1000 Bruxelles

La Galerie Valérie Bach, en collaboration avec Arnold Newman Archive, propose de rendre hommage à un grand maître du portrait en photographie.
Photographe américain, Arnold Newman, décédé en 2006, est reconnu comme "le père du portrait environnemental".
Il a su capturer les portraits de nombre de personnalités les plus marquantes du XXème siècle, figures du monde politique, des affaires et de la culture.
La galerie propose une mise en parallèle de ses portraits les plus célèbres (Stravinsky, Picasso, Bacon, Dan Flavin, etc...) et de ses compositions abstraites qui ont ponctué son oeuvre dès le début de sa carrière.
Une cinquantaine de photographies étonnantes à venir découvrir du 16 septembre au 20 novembre 2010.

Biennale: Emerging Talents from Belgian schools of photography

Emerging Talents from Belgian schools of photography
Grand Rue -3 à Louvain-la-Neuve / Grand Rue (accès entrée parking vert) / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

«Emerging Talents from Belgian schools of photography» est un projet né de la rencontre entre Stephan De Broyer (View Photography Magazine) et Olivier Vanhoeydonck (Soyons.net). Actifs dans la découverte et la promotion des jeunes talents, ils ont décidé de collaborer ensemble à l’organisation d’un concours national ouvert aux étudiants des écoles de photographie belges. Le principe du concours est très simple : chaque membre du jury, composé de professionnels du monde de la photographie (critiques, galeristes, curateurs, photographes,…) choisira, parmi les dossiers des candidats, un travail qu’il parrainera sous la forme d’un texte expliquant les raisons de son choix. Les lauréats verront leur travail présenté dans View Photography Magazine et intégralement publié dans Soyons.net Magazine. Remarquer, encourager et promouvoir les jeunes photographes belges de talent, sont les trois volontés fondatrices du concours Emerging Talents. L’exposition présente un florilège d’œuvres des lauréats du concours depuis sa création en 2007, sélectionnées par le commissaire selon la thématique « Un monde parfait ».

08 septembre 2010

Curtis Mann / Something after

Curtis Mann / Something after
10/9/2010 - 23/10/2010
Almine Rech Gallery / Rue de l'Abbaye, 20 / 1000 Bruxelles

Pour la première fois, la galerie Almine Rech consacre une exposition à un ensemble d'oeuvres récentes de Curtis Mann.
Né en 1979 à Dayton, Ohio, Mann vit et travaille à Chicago, Illinois. Il a dernièrement participé à la Biennale du Whitney Museum 2010, dont les commissaires étaient Francesco Bonami et Gary Carrion-Murayari ; récemment, une exposition personnelle de cet artiste a été montée au Jewish Museum of Contemporary Art de Kansas City, Missouri.
Dans ses dernières oeuvres, Mann utilise des photographies trouvées représentant des zones de conflit à l'histoire complexe du Moyen-Orient, qu'il soumet à un processus de sélection et d'effacement. En peignant sur des portions de photographies couleur agrandies avec un
vernis transparent et en effaçant ensuite des portions non protégées de l'image, il cherche à faire émerger des significations nouvelles et abstraites des photos de famille, voyage ou divers documents qu'il s'est appropriés. La photographie est modifiée physiquement et contextuellement: dès lors, l'oeuvre oscille entre image et objet, photographie et peinture, réel et imaginaire.

Biennale: Peter Granser

Peter Granser
Grand Rue -3 à Louvain-la-Neuve / Grand Rue (accès entrée parking vert) / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

La mode des villes réservées aux retraités est un phénomène qu’un sociologue décrit comme la logique des citadelles de nantis face à la violence des territoires. Aux Etats-Unis, il y a environ 20 000 villes privées où le citoyen-propriétaire se protège des pauvres et des étrangers. Parmi celles-ci, il y en a environ 70 où les vieux riches se retrouvent entre eux pour jouir d’une tranquillité on ne peut plus stérile, à l’abri de murs et de grillages sous alarme, protégés 24h sur 24 par une police privée. Sun City en Arizona, décrite ici à merveille par les images grinçantes de Peter Granser, est l’exemple même de ces villes « parfaites » sans enfant ni bruit où l’on meurt avant décès. Le photographe autrichien précise : « Si je suis critique, c’est à l’égard du système. Leur mode de vie est comme un paroxysme de l’American Way of Life, quelque chose d’insupportable si on n’est pas né dedans... mais la photo est pour moi un moyen de comprendre ce qui m’est a priori inaccessible. »

07 septembre 2010

J'ai perdu mon modele...

Ma mère, Lucie Lemaire, est née le 25 juin 1929 à Robertville. Elle est décédée à la maison le 7 août 2010 à Malmedy, bien entourée.

D'autres photos dans le pdf de mon expo de septembre 2009 ainsi qu'un des textes lus lors de ses funérailles.

Marin Hock et Travaux de l'atelier Noorwest


Marin Hock et Travaux de l'atelier Noorwest
Atelier de photographie NoorWest / 12 Dennenboslaan / 3090 Overijse
10/9/2010 - 13/9/2010

Rétrospective des travaux de Marin Hock, jeune photographe issu du "75" ("les passeurs", "résidents", "d'une tristesse à l'autre"..) et un aperçu, en avant-première, de quelques uns de ses travaux plus récents.
Exposition également une sélection des travaux de l'atelier des vacances 2010, dont les derniers travaux de Dominique Lambelin et de Sandrine Danniau.

Marin Hock

Diplômé en 2009 à l’Ecole Supérieure des Arts/le 75 de Bruxelles.
Professeurs: Hugues de Wurstemberger, Savas Lazaridis, Vito Gisonda, Jean-Marc Vanthournhoudt,
Jacky Lecouturier
Aux cours de ses études 2007-2009, il s’intéresse à des sujets très variés. De la presse au documentaire social en passant par des travaux plus ‘‘plasticiens,, il cherche avant tout à mettre l’homme face à lui-même.
En 2007 il réalise une série de portraits dans une résidence sociale. Cette série sera montrée lors d’une exposition collective ‘‘Alter Ego,, à la Médiatine, à Bruxelles. L’année suivante, il réalise un documentaire sur un centre de psychothérapie institutionnelle à Charleroi en Belgique. Ce travail sera exposé dans différentes Fnac de Belgique dans le cadre de ‘‘la semaine contre le racisme et l’exclusion,,. Son dernier sujet réalisé en collaboration avec des danseurs dans les rues de Londres et intitulé ‘‘Les Passeurs,, est une recherche sur le mouvement urbain.
En 2008 il participe à une mission photographique pour la région d’Auvergne (chef de mission J-M Bodson). Il a aussi l’occasion de travailler à plusieurs reprises pour l’Université libre de Bruxelles. De même, pour une créatrice de mode belge de la marque ‘‘Quand on parle du loup,,. Enfin, Il réalise d’autres travaux de commande, divers et variés.
En 2010, Marin participe à la biennale de photographie de Théssalonique avec le sujet “Les Passeurs”. Il prépare actuellement un voyage à travers les États Unis avec une diplomée en sciences sociales qui apportera une dimension écrite aux images. Il prévoit aussi un voyage à Tokyo pour y poursuivre entre autres son travail sur le mouvement urbain.

Martial Lorcet / Baby Doll

Martial Lorcet / Baby Doll
10 septembre au dimanche 10 octobre 2010
Galerie Libertine / Rue Ernest Allart, 22 / 1000 Bruxelles

L'oeuvre photographique de Martial Lorcet a toujours traité de la plastique du corps de la femme.
Il photographie des mannequins à la plastique implacable dans des chambres d'hôtel avec pour complice littéraire CharlElie Couture, et publie le livre filles de jours.
Suite à sa rencontre avec une modèle, Martial Lorcet décrouvre l'ésthétique SM et fétichiste, naît alors une série photographique noir et blanc qui magnifie les corps entravés.
Afin de poursuivre cette recherche, il séjourne au Japon et réalise des photographies de bondage de femmes Japonaises, ce qui provoque des réactions mitigées, sous l'angle novateur d'un artiste occidental.
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Biennale: Doug Biggert

Doug Biggert
Grand Rue -3 à Louvain-la-Neuve / Grand Rue (accès entrée parking vert) / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

Si vous évoquez Kerouac, la route et les vastes espaces à propos d’une de ces milliers d’images d’autostoppeurs qu’il a prises, il y de grandes chances que Doug Biggert vous ramène à la réalité par un « Cette femme-là, mais pas du tout, elle allait seulement au marché deux rues plus loin ». C’est que l’Américain qu’il est ne voit pas la mythologie de son pays, il vit dedans. Il la fabrique même depuis 40 ans. Par exemple, en faisant le parcours du self made man chez Tower Records (de manutentionnaire à responsable mondial de la section magazine) ; en amassant des vinyles et des bomber stickers par milliers ; en collectionnant tous les numéros du magazine de skateboard Trasher ; en habitant la Californie et en photographiant les autostoppeurs pour lesquels il s’arrête. Disons, pour faire simple et court, disons que quand on y regarde de près, une chose est certaine, c’est que cette série d’images-là, inouïe, c’est du pur jus de l’Amérique.

06 septembre 2010

Karin Borghouts, Dieter De Lathauwer, David Marlé, Wouter Van de Voorde et Marc Wendelski / Paysages fictionnels

Karin Borghouts, Dieter De Lathauwer, David Marlé, Wouter Van de Voorde et Marc Wendelski / Paysages fictionnels
11/9/2010 - 31/10/2010
centre culturel jacques franck / chaussée de waterloo 94 / 1060 Saint-gilles

Le paysage : thème majeur, s’il en est, de la palette artistique et forme récurrente de la pratique photographique. On pense aux vues de Paris d’Eugène Atget, aux splendides espaces des déserts américains d’Edward Weston ou aux typologies de l’école de Düsseldorf initiée par les Becher, avec Andreas Gursky, Thomas Ruff, Thomas Struth, ...
Ici pourtant, point de descriptif d’un espace donné et existant. Mais plutôt l’impression de se trouver devant un décor dans lequel des semblants d’histoires, en filigranes des images, préfigurent un hors champ cinématographique, à la lisière du documentaire et de la fiction, faisant se côtoyer le réel et l’imaginaire.

Elle photographie des lieux publics, privilégiant des espaces architecturaux ou de détente (zoos, parcs ou musées). Bien que Karin Borghouts travaille à la manière des documentaristes, ses images ne sont pas que la juste retranscription des choses. Toujours à la limite entre la réalité et la fantaisie, elles inspirent la fascination et le doute. Karin Borghouts (1959, Kapellen/B) a une formation en peinture et en photographie (Anvers).

En observant les singuliers paysages de Dieter De Lathauwer (1978, Gand/B), des mots comme transparence, infinité, solitude et désolation apparaissent à l’esprit, sublimant réel et surréel.
Après des études d’ingénieur industriel en 2000, Dieter de Lathauwer s’engage dans des études artistiques à l’Académie des Beaux-Arts de Gand d’où il sort en 2005, et crée le collectif de photographes "GUN" en 2008.
En 2010 il aura, entre autre, exposé au Musée de la Photographie d’Anvers et à la Canvascollectie à BOZAR (Bruxelles)

Par exemple, voici une scène : une caméra, un trépied, un décor, une lumière. Voici des protagonistes (inconnus, aimés, entrevus). La pièce commence. Il n’en garde que de très rares moments. Les plus achevés, les plus signifiants ou les plus troublants. Dans cette série « Collection », David Marlé (1975, Loivre/F) rassemble une série de tableaux qui interrogent notre manière de percevoir le réel.
Après un Master en Photographie à l’ENSAV La Cambre à Bruxelles (2002), il collabore à plusieurs projets artistiques dans les arts de la scène et l’édition.
En 2010 il a reçu le Prix SOFAM au 16e Prix Photographie Ouverte du Musée de la Photographie de Charleroi.

Les images de Wouter Van de Voorde (1979, B) ont été réalisées en Australie mais elles portent plutôt la signature de l'Amérique du vingtième siècle, ce qui leur donne un caractère cinématographique, intriguant et souvent étrange.

(…) L’humain chez Marc Wendelski s’inscrit dans le paysage, se dépose sur lui et lui donne son grain. L’homme ou la femme y sont le plus souvent présents comme des charnières d’une vaste construction, comme des ingrédients absolument indispensables à la composition bien que particulièrement délicats et fragiles. (…) (Anne-Françoise Lesuisse)
Après des études supérieures en photographie à l’Institut Saint-Luc de Liège (1997-2000), il expose notamment à la biennale de Marchin (2005) et au Musée de la Photographie à Charleroi (janvier 2008). Il vit et travaille à Liège.

Wets, Verhaeren, Techy, Schollaert, Robazinski, Remy, Rehm, Maquet, Marchand, Harsch, Desmedt

Une part d'Humain
Galerie AmArt / Rue Dejoncker, 34 / 1000 Bruxelles
10/9/2010 - 3/10/2010

Exposition commune de photographies. Déclinaison sur un même thème: Une part d'Humain. Participation de 11 photographes; Isabel Wets, Vincent Verhaeren, Michel Techy, Stéphane Schollaert, Anne Robazinski, Françoise Remy, Gaby Rehm, Michèle Maquet, Myriam Marchand, Barbara Harsch, Christiane Desmedt.

Biennale: Arnold Odermatt

Arnold Odermatt
Grand Rue -3 à Louvain-la-Neuve / Grand Rue (accès entrée parking vert) / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

Depuis quelques années, les photographies trouvées -aux puces ou ailleurs- font les délices des nostalgiques ou des amateurs de l’insolite et de l’étrange. Au-delà de ce qu’elles disent à voix haute du présent qu’elles ont figé, elles font entendre également le chuchotement des instants disparus. En ce sens, on pourrait dire qu’Arnold Odermatt est un photographe « trouvé ». En effet, les images qu’il a prises durant quatre décennies en tant que premier lieutenant de police dans le Canton suisse de Nidwalden faisaient état d’accidents spectaculaires et aussi de la belle application de ses collègues à l’oeuvre. Aujourd’hui, elles semblent nous laisser entendre la désapprobation du petit scandale de chaque carambolage vis à vis du code de la route. En sourdine, en nous montrant la bonne organisation de la maréchaussée helvétique, elles semblent également vouloir nous rassurer sur la possible existence d’un monde parfait.

05 septembre 2010

Philippe Herbet / Overview


Philippe Herbet / Overview
Galerie Jacques Cerami / Route de Philippeville 346 / 6010 Couillet
11/09/2010 - 16/10/2010

Laurent Muschel / Back Black

Laurent Muschel / Back Black
Galerie Pascal Polar / Chaussée de Charleroi, 108 / 1060 Saint-Gilles
9/9/2010 - 18/9/2010

Les deux séries présentées à la Galerie proposent deux facettes significatives du photographe.
La première série, intitulée Back, est faite d'instantanées de personnes prises de dos; impressions fugitives qui interpellent et donnent à réfléchir. Qui sont-ils ? A quoi pensent-ils ? Où vont-ils? Alors que le visage souvent répond et contient, ces photographies interrogent et ouvrent, en jouant sur les couleurs et la lumière. On se prête à imaginer les pensées et les regards à la recherche d'un sens.
L'autre série -Black- prend le contrepied avec une réalisation en studio de photographies de femmes noires sur fond noir. Dans une approche minimaliste, Laurent Muschel développe une recherche esthétique qui essaie de capter l'essence de ce qu'il appelle la "blackitude". Son travail, loin de présenter une vision sombre, donne une densité lumineuse quasi jubilatoire à ces photographies où le noir domine.
Jouant des contrastes et des poses, il propose une vision immédiatement reconnaissable qui capte l'instant éphémère sans jamais le caricaturer ou l'enfermer.

Biennale: Philippe Chancel

Philippe Chancel
Grand Rue -3 à Louvain-la-Neuve / Grand Rue (accès entrée parking vert) / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

Bienvenue dans la Corée démentielle de Kim II-Sung, le grand leader et de son fils Kim Jong-II, le cher leader. Bienvenue dans ce pays où le culte de la personnalité est érigé en une esthétique à part entière. Le réalisme socialiste touche ici à son plein accomplissement. Il n’y a pas une place, pas un lieu public qui ne soit garni d’une effigie de ces délicieux dictateurs. Le photographe Philippe Chancel en rend compte avec un flegme et une apparente neutralité plus féroces que toute critique avouée. Il rend compte aussi du « hors temps » de ce pays scénarisé jusqu’à la folie, avec ces gigantesques avenues vides et ces stades où les grandes foules participent aux tableaux humains à la gloire de la nation. Plus le monde ressemble à l’image que l’on s’en fait (plutôt que l’inverse), plus il ressemble à l’enfer.

04 septembre 2010

Bernard Plossu / Classique-Moderne


Bernard Plossu / Classique-Moderne
11/9/2010 - 23/10/2010
Box Galerie / 88 rue du Mail / 1050 Bruxelles

Vernissage le 11/9/2010 dans le cadre des Brussels Art Days (12-20h)
Rencontre avec Bernard Plossu le 9/10/2010 (14-18h)

Biennale: Patrick Bailly-Maitre-Grand

Patrick Bailly-Maître-Grand
Bibliothèque des Sciences à Louvain-la-Neuve / Place des Sciences / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h0

Ce que les photographies de Patrick Bailly-Maître-Grand nous donnent à voir correspond peu -ou souvent pas du tout- à ce qu’elles nous montrent. Ce qu’elles nous montrent ? Des objets, des insectes, des corps par morceaux, des reflets, des ombres que l’artiste a pu voir et toucher. Ce que nous voyons ? Avant tout des artifices de représentation. Pas des images triviales qui imitent le réel, mais des détournements techniques présentés pour leur perfection. Les descriptions par le photographe lui-même de l’alchimie mise en œuvre pour chacune de ses créations est un régal où l’humour le dispute à l’ingéniosité. Où l’on apprend par exemple « qu’un couvercle de casserole ou bien qu’une passoire peuvent parfaitement devenir des faces lunaires ou des voûtes étoilées ». Bailly-Maître-Grand précise cependant qu’il respecte toujours le pacte photographique de l’empreinte du réel. Ce qui est certain, c’est que la beauté est au rendez-vous et, chose rare, la curiosité du lecteur pour le secret de fabrication est satisfaite. Cela pourrait passer pour de la petite cuisine. Il n’en est rien car la fabrication ici, c’est tout l’art.

Imagique / Exposition photo

Imagique Exposition photo
4/9/2010 - 5/9/2010
Espace Hastimoulin Rue de l'industrie, 145 5002 St Servais (Namur)

Cette année le club photo Imagique vous invite a son expo photo et projection numériques sonorisées
Entrée gratuite

03 septembre 2010

Biennale: Ma petite propagande

Ma petite propagande
Forum des Halles (et aussi dans d'autres lieux !) / Galerie des Halles / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

« Ma petite propagande » est un dispositif de sensibilisation à la (re)lecture des images et un principe d’exposition qui constitue le fil conducteur de la Biennale. Le Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve a invité des groupes de citoyens et des personnalités du monde de la photographie à se plonger dans leurs albums de famille, dans les archives d’entreprise ou d’association, mais aussi dans des fonds de photographies « trouvées ». Ils ont créé plusieurs séries d’une vingtaine d’images. En confrontant ces « phrases d’images » avec des oeuvres d’auteurs, « Ma petite propagande » met en évidence la dimension créatrice de la lecture d’images. Tout au long du parcours de la Biennale7, vous découvrez ces phrases d’images exposées dans des cadres lumineux, composées de « perles » rarement perçues comme telles faute d’un regard en alerte.

Concept : Jean-Marc Bodson

02 septembre 2010

Borde / Fernando Rosa - Jorge Rojas


Borde / Fernando Rosa - Jorge Rojas
9/9/2010 - 27/9/2010
Maison de l'Amérique Latine SEUL ASBL / Rue du Collège 27 / 1050 Bruxelles

“Panorámicas de Santiago de Chile: ciudad de las metáforas del sin sentido” et “RØ”, deux points de vue qui se complètent et se confrontent au sein de l'exposition “Borde”: d'une part, un regard sur Santiago du Chili, métropole de marchés en mouvement constant, scénographie du vide laissé par le progrès et symbole de déshumanisation; d'autre part, une évocation de la relation identitaire entre les habitants des abords du Ring de Bruxelles et celui-ci, lieu de transit et frontière urbaine.
“Borde” est une réflexion sur le territoire urbain et la perception du paysage au-delà des perspectives idéologiques de la modernité.

Biennale: Ecole superieure des Arts de l’image Le 75

Ecole supérieure des Arts de l’image Le 75
Forum des Halles / Galerie des Halles / 1348 Louvain-la-Neuve

7ème Biennale d'Ottignies-Louvain-la-Neuve
16/9/2010 - 17/10/2010
Expositions ouvertes du jeudi au dimanche de 11h à 18h
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h

Confrontation de photographies d’étudiants du 75 prises au Musée de l’Afrique centrale de Tervueren et de clichés de l’époque coloniale trouvés dans les archives de l’UCL. Un chaud-froid en images alors que se célèbrent les 50 ans d’indépendance de la République Démocratique du Congo.

01 septembre 2010

La biennale en quelques reperes

Un monde parfait. Photographie optimiste et cinglants démentis

Biennale de photographie de et à Louvain la Neuve
Dates : du 16 septembre au 17 octobre 2010 - du jeudi au dimanche de 11h à 18h
8 lieux : - 20 expositions :

Forum des HallesEcole supérieure des Arts de l’image Le 75
 Ma petite propagande
Bibliothèque des SciencesPatrick Bailly-Maître-Grand
Grand Rue -3Philippe Chancel
 Arnold Odermatt
 Doug Biggert
 Peter Granser
 Maxime Brygo
 Emerging Talents from Belgian schools of photography
 Ma petite propagande
Musée de Louvain-la-Neuve«Comme une image»
 œuvres de la collection Lhoist
 Photographies anonymes La trocambulante
 Beat Streuli
 Marie Le Mounier
Place Blaise PascalPhotographies anonymes La trocambulante
Domaine provincial du Bois des RêvesKatherine Longly
 Ma petite propagande
Grange du DouaireNina Berman
Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-NeuveMartinKollar
 Ma petite propagande (+ phrases commentées et cinéma)


Photos-concert « Root africaine » le mardi 21 septembre à 20h30 à l’Aula Magna
Spectacle Juniors « Album photos » le samedi 9 octobre à 19h au Centre culturel à Ottignies
Nocturnes les jeudis 23 septembre et 7 octobre de 18h à 21h
Fête de clôture le dimanche 17 octobre à 18h, au Centre culturel à Ottignies

Accueil et billetterie : Forum des Halles à Louvain-la-Neuve
Forfait Biennale - Adulte : 6 € - nombreuses réductions
Visites guidées sur réservations au Musée de Louvain-La-Neuve, 010 47 48 45 (Durée : 1h30)

INFOS: www.biennale7.be - 010 45 69 96
Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve – 41, avenue des Combattants à 1340 Ottignies

31 août 2010

Stage d'automne avec Jean Marie Vandeloise

"Après un hiver long et rigoureux, un printemps mitigé, comme chaque année on guette ses prémices, on l'espère, l'appréhende merveilleux; une fois de plus, il faut bien se l'avouer, l'été a été pourri!
Bien sûr, il y a eu début juillet, c'est déjà loin, quelques belles semaines, et puis? Plus rien ou presque; de trop rares éclaircies dans ce mois d'août triste et pluvieux.
"Août pluvieux, septembre lumineux" disaient les anciens (enfin je crois me souvenir qu'ils disaient cela à moins que je fantasme un peu et que mon cerveau en manque de chaleur l'ai inventé à l'instant).
Je vous propose de nous retrouver dans la vallée de la Semois le week-end du 25 et 26 septembre pour un stage de photo (argentique-numérique).
Ensemble, nous accueillerons l'automne, ses brumes matinales, ses lumières rasantes, ses habits panachés de couleurs chaleureuses.
L'époque des champignons des bois, du brame du cerf, des premières flambées dans la cheminée, d'un premier "grand bol d'air" après la rentrée.
"
Jean-Marie vandeloise

Clôture des incriptions (limitée à quatre) le 21/09.
photosnoiretblanc.blogspot.com
0032 476971989 - jmvandeloise@gmail.com - stagesdephoto@gmail.com

Le salon d'art (et de coiffure)


Galerie Le Salon d'Art / 81 rue de l’Hôtel des Monnaies / 1060 Bruxelles

Enfin une salle d'expo qui n'est pas condamnée à être dépeuplée...

C'est une vraie salle d'exposition, avec de vraies expos... et c'est aussi un vrai salon de coiffure, avec un véritable coiffeur qui fait son boulot en même temps que celui de galeriste...

Mais il n'y a pas ici cette ambiguité profonde que l'on ressent en poussant la porte d'un café ou d'un restaurant salle d'exposition... celle d'être invité à consommer, à prendre un repas... celle de devoir un peu bousculer les autres convives, tourner autour de leurs tables et de leurs conversations, pour pouvoir, et mal, profiter un peu de l'exposition.
Eh bien oui... il y a quelqu'un sur la chaise du coiffeur... Mais le miroir l'inclut dans la visite...
Et les oeuvres sont accrochées de telle sorte qu'on n'ait pas à bousculer notre coiffeur...
Au point qu'on se dit qu'ici, au moins, on aurait bien envie de consommer. Et de s'asseoir à son tour pour se faire refaire le portrait!

30 août 2010

John Humble / LA River

JOHN HUMBLE / LA River
Stieglitz 19 / Arthur Goemaerelei 19 / 2018 Antwerpen
9/9/2010 - 10/10/2010

Depuis le milieu des années 70, le photographe américain John Humble a documenté le grand Los Angeles, créant des images qui explorent les qualités post-modernes de la deuxième ville la plus étendue des Etats-Unis.
Cette exposition est centrée sur deux travaux distincts de la longue carrière de Humble: les paysages urbains et la rivière Los Angeles. Les deux constituent des voyages à travers l'environnement construit et les divers quartiers qui constituent la ville.

29 août 2010

Agnes Orban / Brigitte Vaury / Elisabeth von Fischke

Tentatives de rapprochement: Agnes Orban / Brigitte Vaury / Elisabeth von Fischke
Galerie Caravanserail / 47 rue Lesbroussart / 1050 Bruxelles
10/9/2010 - 19/9/2010

28 août 2010

Elodie Ledure / Ceci n'est pas notre quotidien

Elodie Ledure / Ceci n'est pas notre quotidien
Centre culturel de Seraing / Rue Renaud Strivay, 44 / Seraing 4100
1/9/2010 - 29/9/2010

« Ceci n’est pas notre quotidien » revient à s'approprier et réinventer le quotidien, filtré par l'imagination des artistes.

Elodie Ledure, photographie
« Elodie Ledure nous montre le vide, l’absence, avec une simplicité touchante et une rigueur photographique maîtrisée. Elle construit en images un monde dans lequel la banalité ignorée se révèle finalement intéressante, séduisante et interpellante.
Son travail, d’une grande cohérence, nous donne à voir des lieux où il ne se passe rien mais, comme l’écrit Sarah Moon, « pour qu’il ne se passe rien, il faut d’abord qu’il se passe quelque chose » et c’est là aussi l’intérêt de cette recherche. »
Marc Vausort, conservateur, Musée de la photographie à Charleroi.
www.elodieledure.com

Gordon Hopkins, peinture

27 août 2010

Sarah Van Marcke

Sarah Van Marcke
B-Gallery / 17-19 rue Saint-Jean / 1000 Brussel
03/09/2010 - 25/09/2010

Dans son travail photographique, Sarah Van Marcke concentre sa recherche sur la position du corps humain dans le paysage construit. Dans son travail, Sarah confronte son propre corps au paysage construit et questionne la manière dont nous nous déplaçons dans cet espace. A la fois derrière et devant l'appareil, Sarah est l’« anti-sujet » de l'image ; son corps abandonné est principalement employé comme objet qui s'adapte à son environnement en imitant le cadre, la forme, la couleur ou la fonction.

26 août 2010

Vu: Thomas Chable / Du berceau a la promise

Thomas Chable / Du berceau à la promise
Maison des arts de Schaerbeek / 147 Chaussée de Haecht / 1030 Bruxelles
25/6/2010 - 27/8/2010

On en prend ici plein la vue... et chaque salle apporte son lot de nouveauté...
Du noir et blanc, parfois assemblé en panoramiques approximatifs et maladroits...
Mais toujours avec un message d'une force incroyable...

Et pour ne retenir que celles-là... la vision de ces cinq valises dans la chambre unique de ces cinq femmes à (vraiment) tout faire d'un bar éthiopien... et, au Maroc, celle des inscriptions sur les fonds des tiroirs des chambres de ceux qui vont tenter le passage, y laissent une trace...

Thomas Chable est vraiment un très grand de la photographie!

25 août 2010

Vu: Veronique Boissacq / room with a light

Véronique Boissacq / room with a light
22/7/2010 - 18/9/2010
Office d'Art contemporain / Rue de Laeken 105 / 1000 Bruxelles

A première vue, on pourrait hésiter, entre sadisme entomologique et ouvrage de dames.

Mais au bout du compte, il ne s'agit ni de l'un ni de l'autre. Il y a là trop de flou. Trop d'attention à la couleur.
Les sujets botaniques, pourtant colorés, semblent ainsi disparaitre devant les quelques et banales épingles qui les fixent...
Des bleus, mauves, roses, couleurs étonnantes, rares et précieuses, transforment l'image. Changent sa nature.
Il n'en reste plus qu'une lumière qui baigne les lieux.

24 août 2010

Pieter Hugo / une exposition majeure

© Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town & Yossi Milo, New York

Exposition majeure du photographe Pieter Hugo

Bruxelles, le 23 août 2010 – Forest Centre Culturel présente pour la première fois en Belgique, du 27 août au 26 novembre 2010, « On Reality and Other Stories », une exposition rétrospective de Pieter Hugo, photographe sud-africain de renommée internationale. L’occasion d’aller à la découverte de cet artiste engagé qui dresse le portrait d’un continent africain méconnu, parfois radical mais toujours surprenant.

Un photographe sud-africain de réputation internationale

Né en 1976 à Johannesburg, Pieter Hugo est issu de la jeune génération de l’après-apartheid en Afrique du Sud. Récompensé par de nombreux prix prestigieux, il se fait connaître du grand public en 2007 par son livre sur les hommes-hyènes et reçoit en 2008 le prix Découvertes des Rencontres d’Arles. Du FOAM Fotografiemuseum à Amsterdam en passant par le Tate Modern de Londres jusqu’à l’Australian Centre for Photography à Sydney, ses œuvres sont exposées dans le monde entier. Invité d’honneur aux Rencontres de Bamako en 2009, biennale africaine de la photographie, il y expose son dernier travail sur Nollywood, l’industrie du cinéma au Nigéria.

Un autre visage de l’Afrique

Cette rétrospective à Bruxelles rassemble les plus importantes séries représentatives du travail de Pieter Hugo dont Albinism, Hyena Men et Nollywood.
Ses sujets hors du commun questionnent l’Afrique : Sud-Africains atteints d’albinisme, une particularité génétique qui bouleverse les notions de race et de différence ; juges du Botswana en toge et perruque, troublantes références aux colonies ; collecteurs de miel sauvage ghanéens et nomades dresseurs et montreurs d’hyènes, de singes et de serpents, vivant de leur art à la périphérie des villes… Sans oublier les jeunes fermiers afrikaners, les boys scouts libériens porteurs de messages de paix, dans un pays instable et violent, ou encore les incroyables acteurs de Nollywood, le cinéma populaire nigérian - un pur produit africain réalisé avec de petits budgets et dont le chiffre d’affaires le place en 3e position mondiale après Hollywood et Bollywood.
A travers ces différentes séries, Pieter Hugo met en scène la complexité et les paradoxes de l’Afrique, un continent métissé où les traditions et croyances se mêlent aux influences occidentales héritées du colonialisme.

Exposition Pieter Hugo “On Reality and Other Stories”
27 août - 26 novembre 2010.
Ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 18h. Le jeudi jusqu’à 20h.
Forest, centre culturel – au BRASS
364, avenue Van Volxem – 1190 Bruxelles

Commissaire de l’exposition : Christine De Naeyer
Partenaires : L’Atelier Bernard Weber (Bruxelles), Le Château d'Eau (Toulouse) et Michael Stevenson Gallery (Cape Town)

Vu: Laurent Friob / L'inconscience de l'apesanteur

Vu: Laurent Friob / L'inconscience de l'apesanteur
Musée d'Ixelles / rue Jean Van Volsem 71 / 1050 Bruxelles
25/5/2010 - 5/9/2010

Il était dit que je retournerais au Musée d'Ixelles... après y avoir vu close-up... mais avoir manqué l'expo de Laurent Friob.
Bon... ce n'est pas très compliqué. Après la première salle, vous prenez à gauche, puis tout de suite à droite, jusque au fond, et puis encore à droite... Ce n'est pas fléché... il n'y a aucune indication, mais vous trouverez surement. Et puis, si vous ne trouvez pas, vous n'aurez qu'à demander au personnel. Ils vous guideront...

Il y a dans les deux séries de photos exposées, contemplation, inconscience et apensanteur... une sorte d'état second qui semble produire ses propres images.
Une série de 7 d'abord, le détail et la matière de murs noirs de goudron... noir sur noir... ou de marbre griffé... gris sur gris... L'absence totale de sujet dans ces noirs, et comme la présence d'un texte indéchiffrable et interminable sur ces marbres rayés, dont on se demande qui a eu la patience de les griffer si longuement et uniformément...
Apensanteur encore dans cette vision (15 photos en un module de 5x3) presque répétitive de ce qui pourrait être un paysage forestier dans la brume, mais se révèle à la seconde lecture être une chute d'eau islandaise. Qui s'avère au final n'être que de l'eau/la vapeur d'eau... qui cache de l'eau.

23 août 2010

Vu: Julien Claessens / Les femmes de Julien


Julien Claessens / Les femmes de Julien
17/08/2010 - 23/10/2010
Galerie Le Salon d'Art / 81 rue de l’Hôtel des Monnaies / 1060 Bruxelles

Ces "femmes de Julien" ne sont certainement pas les plus jolies, et les manières de les photographier changent de l'une à l'autre, avec des cadrages, des dimensions de tirages, des contrastes, si différents dans l'ensemble des oeuvres présentées.
Il y a pourtant comme une belle unité qui émerge où je préfère encore les images les plus floues. Celles qui créent une sorte de doute sur la nature de ce que l'on voit, sur la distance et la lumière. Celles qui libèrent totalement l'imagination.

Des images présentées dans le cadre tout à fait particulière du salon d'art et de coiffure.

22 août 2010

Vu: Vincen Beeckman / Medium

Vincen Beeckman / Medium
18/6/2010 - 21/8/2010
ISELP / boulevard de Waterloo 31 / 1000 Bruxelles

Il est évidemment un peu tard pour vous rendre à l'ISELP... l'expo est terminée. Mais Vincen Beeckman ne reste pas inactif, et on peut retrouver ses projets ailleurs.

Une expo déroutante.
D'abord, une série d'autoportraits décallés. Comme des couvertures de Martine: Vincen fait du vélo, Vincen en vacances, Vincen à la mer, Vincen homme d'affaire, Vincen fait de la prison, Vincen ne sait pas s'habiller,...
Et puis des récits de consultation de voyant(e)s...
Mais aussi une série d'autres images, sur les murs, qui semblent n'avoir comme fil conducteur (et encore pas toujours) que la mort, ou les traces de la mort: animaux écrasés, fleurs de cimetières, camion renversé, crucifix...
Et enfin, sur le sol, des dizaines, des centaines d'autres images, de portraits, dont on ne sait ni ne comprend l'origine...

Tout cela est très étrange... et bien difficile à comprendre, et très déroutant par la variété des lieux (la Belgique ? le Liban ? l'Amérique latine ? d'autres endroits et continents encore ?)... mais aussi bizarrement, ne rebute pas. Aurait plutôt le don d'amuser le spectateur. De l'inviter à se laisser aller, que ce soit dans son propre regard délirant, au delà de celui du photographe, ou bien à la recherche d'une explication...

Nancy Huston / Infrarouge

Nancy Huston / Infrarouge
Actes Sud / 2010 / 310 pages

Encore un roman sur/autour de la photographie.
Le photographe prend, ces temps ci, figure de véritable personnage; il intéresse; il intrigue.

Ici au moins, ne s'agit-il pas d'un prétexte: la photographie est centrale. Même si elle partage cette place avec quelques autres sujets: les relations dans une famille "moderne" (entendez d'enfants de couples recomposés ayant eux-mêmes divorcé), le regard féminin sur sa sexualité,...
Au moins aussi, les références photographiques font-elles mouche: Diane Arbus est essentielle au roman, Araki plus que cité; de même que les aspects techniques: le temps passé dans la chambre noire, les perspectives particulières de l'utilisation du film infrarouge...

Et si l'on y trouvera sans aucun doute à redire sur l'exactitude de certaines descriptions, l'esprit de la photographie analogique/argentique est magnifiquement rendu; il n'est jamais question d'une image particulière, que l'on pourrait discuter après l'avoir (re)vue sur un écran, mais toujours, et essentiellement, de l'acte de photographier...
Un peu irritant aussi pour le lecteur belge ou français, l'utilisation du mot "camera" là où on entend ici toujours parler d'appareil ou de boîtier... Mais la narratrice, et l'auteur, étant toutes deux canadiennes, on pourra croire qu'il s'agit là de l'usage chez nos cousins francophones d'outre Atlantique.

21 août 2010

Celine Trujillo / Traversees

Céline Trujillo / Traversées
De l'autre côté du miroir / Rue Généraux Cuvelier / 6820 Florenville
08/08/2010 - 29/08/2010

20 août 2010

Vincen Beeckman / LUX

Vincen Beeckman / LUX
WIELS, Centre d'Art Contemporain / Av. Van Volxemlaan 354 / 1190 Forest
27/8/2010 - 19/9/2010

Durant une année, le photographe Vincen Beeckman accompagne un groupe d’adolescents du quartier bas-Forest. Par le biais de performances aux accents doux-amers, les jeunes questionnent et revisitent les clichés sur la réussite sociale. Photographies, vidéos, écrits, enregistrements … rendent compte de leurs échanges et expériences.

08 août 2010

Vu: Poze III / Africa Town

PÔZE III / Africa Town
Palais des beaux arts / BOZAR
Vendredi 25.06 > Dimanche 26.09.2010

"Plusieurs mois durant, sous les conseils avisés de l'artiste Vincen Beeckman, des centaines de participants, amateurs comme professionnels, d'ici ou d'ailleurs, se sont pris au jeu de photographier l'Afrique à Bruxelles telle qu'ils la voient. Aboutissement de ce long processus coopératif, l'exposition PÔZE III regroupe sur trois panneaux un immense patchwork de clichés authentiques, libres et personnels, dont la mise en perspective volontairement équitable résulte elle aussi d'un travail pleinement associatif. Parmi cette forêt d'instantanés épars, quelques portraits inattendus, fruits de la rencontre fortuite entre le studio mobile de Vincen Beeckman et les Africains de Bruxelles. De bout en bout, un projet participatif et collaboratif dans sa portée la plus noble."

Jouissif...
Une débauche d'images accrochées un peu n'importe comment sur les murs... dont on distingue progressivement la logique... de la nourriture, des masques, des pièces d'habillement...
Et puis, au fond, la vision tout à fait impressionante et hypnothique d'une immense galerie de portraits aux fonds tantôt roses ou noirs et blancs... lignés ou à pois...
Une bouffée d'air frais...

07 août 2010

Vu: Roger Ballen / retrospective

Expo: Roger Ballen / Rétrospective
Palais des beaux arts / BOZAR
Vendredi 25.06 > Dimanche 26.09.2010

Surréaliste...
On y entre par une vision très étrange d'une Afrique du Sud (blanche) à la limite du délire... Il y a du "providence"... du Diane Arbus... des "freaks"...
Mais ce délire ne semble pas suffire à Ballen pour résoudre la crise existentielle du Sud Africain blanc...

Restent alors les rats, les cochons, les mêmes monstres et visions improbables... Des traits et des fils... des dessins sur les murs... qui réduisent de plus en plus l'image à une sorte d'abstraction et au trait...
Heureusement, cette expo est gratuite... et on pourra y revenir pour tenter d'en capter quelque chose si le premier passage n'a pas suffi...

06 août 2010

Vu: un reve utile / photographie africaine 1960-2010

Expo: Un rêve utile: photographie africaine 1960-2010
Palais des Beaux-Arts / BOZAR
Vendredi 25.06 > Dimanche 26.09.2010

Une expo pas vraiment facile... mais on pourra y trouver quelques perles... dont des autoportraits des années 70 de Samuel Fosso, bien sages par rapport à ce que l'on a pu voir plus tard... quelques clichés de Malick Sidibé, dont des scènes de danse bien éloignées des vue de studio habituelles,... des images très étonnantes de Jodi Bieber que ce soit en noir et blanc ou en couleur... le Lagos hyper graphique et sans fioritures de Akinbode Akinbiyi et enfin les banlieues de Mohammed Bourouissa (dont il ne faut pas manquer les quelques photographies aussi présentes dans le grand hall de Bozar), ou chaque lieu devient le symbole de relations sociales (le miroir d'une flaque, un hall d'immeuble,...)...

Il faut donc y aller doucement...
Et s'il le faut, refaire un tour pour que le regard s'habitue, trouve ce qui lui plait... et s'accroche durablement à quelques images...

05 août 2010

Vu: Chris Verene


CHRIS VERENE
Eté bruxellois de la photographie
Kelman Visser Gallery / Rue Lebeau 37 / 1000 Brussels
18/06/2010 / 22/08/2010

Une série très exceptionnelle... un travail entamé en 1984 et qui se continue...
Le regard d'un adolescent, puis d'un adulte sur le monde qui l'entoure, sa famille, ses amis... Sur ce qui leur arrive et sur leurs malheurs...
Un regard impitoyable, parce qu'il est là quand les choses arrivent..., et que le malheur frappe plus souvent que le bonheur... (comme dans l'illustration ci-contre: "Le jour même où ils signèrent les documents pour le divorce... une tornade frappa leur maison..."), mais aussi d'une incroyable douceur et familiarité, exactement pour les mêmes raisons... Une intimité et une proximité avec ses modèles qui a peu d'équivalents...
C'est aussi une manière très américaine de voir le réel: le regard est frontal, le coup de flash pas dissimulé, et les sujets plongent les yeux dans ceux du photographe autant que dans ceux du spectateur. Une manière de voir et de regarder peu courante en Europe et qui contribue à l'intérêt de cette série.

Une très, très grande expo... et le livre est encore plus impressionant, ce qui n'est pas peu dire...

04 août 2010

Vu: Elodie Lachaud

ELODIE LACHAUD
Eté bruxellois de la photographie
Kelman Visser Gallery / Rue Lebeau 37 / 1000 Brussels
18/06/2010 / 22/08/2010

Bleu... tout bleu...
La série Aqualand d'Elodie Lachaud respire le bleu...
Et si d'autres photos d'elles sont aussi présentées, c'est baigné de bleu que je suis sorti de cette expo... une sorte de souffle de couleur qui enveloppe tout d'une douceur extrême...

03 août 2010

Vu: Galerie Kelman Visser

CHRIS VERENE / ELODIE LACHAUD / WYPKE JANNETTE WALEN
Eté bruxellois de la photographie
Kelman Visser Gallery / Rue Lebeau 37 / 1000 Brussels
18/06/2010 / 22/08/2010

Dans une exposition, il y a l'expo... et il y a le lieu...
La galerie Kelman Visser est de ces lieux que l'on se demande pourquoi et comment on ne les a pas visités plus tôt...
Excusez du peu... Une maison Horta... une verrière superbe... des fresques qu'on devine et qui attendent à être restaurées... un jardin qui (si on fait abstraction des batiments modernes qui l'entourent) a un charme fou... et puis, dans l'escalier, une rampe devant laquelle on voudrait s'arrêter... qui mériterait, à elle seule, la visite, le déplacement...

Vite, vite... s'il vous plait, d'autres expos de photographies, que je retrouve enfin ce plaisir infini de parcourir un lieu parfait...

Jean-Luc Tilliere / Objectif UCLouvain

Jean-Luc Tillière / Balade photographique dans l'UCLouvain
Forum des Halles / hall de la gare / Louvain la Neuve
2/7/2010 - 10/9/2010

Dans le contexte actuel de la fusion des universités, le photographe Jean-Luc Tillière propose un reportage tout en image sur les cinq sites de la future UClouvain. À travers le regard de l’artiste découvrez les différents sites de la nouvelle université et des personnes qui y vivent, le tout mis en lumière de manière inédite. L’œil curieux de l’objectif du photographe vous révèlera l’âme de chacun de ces lieux par de petites touches impressionnistes et étonnantes.

02 août 2010

Pieter Hugo / On reality and other stories

Pieter Hugo / On reality and other stories
Brass / 364 avenue Van Volxem / Forest
26/06/2010 - 26/9/2010

Vu: Michel Castermans / Frontieres

Michel Castermans / Frontière
Dans le cadre de l’Eté de la Photographie.
Espace Photographique Contretype / Avenue de la Jonction 1 / 1060 Saint-Gilles
21/7/2010 - 12/9/2010

La contrainte photographique de s'attacher à une frontière telle que celle qui sépare nos Etats européens actuels, et plus encore les entités wallonne et flamande, a quelque chose d'absurde que ne peut vraiment comprendre que celui qui aura rencontré de "vraies" frontières... le rideau de fer... les check-points israélo-palestiniens...

C'est tenter de matérialiser quelque chose qui n'existe que sur papier... ou, au mieux, dans la tête des indigènes...
Mais, dans cette démarche, tout fait sens: un signal de sens interdit... une route qui s'arrête dans la campagne... un arbre mort... une décharge sans doute aussi puante dans la réalité que fumante à l'image... et même un drapeau belge anachronique... sans oublier un bunker très belliqueux, ou des chapelles pour prier les causes désespérées...
La frontière, dans des lieux non nommés (ils le sont dans le livre qui accompagne l'exposition) est à la fois une abstraction totale et délocalisée et un lieu concrêt...

Une exposition toute en sobriété et retenue.
Des images où l'humain est aussi peu présent que dans les discussion politiques de notre été 2010...

01 août 2010

Vu: Close up


Close Up
25/5/2010 - 5/9/2010
Musée d'Ixelles / rue Jean Van Volsem 71 / 1050 Bruxelles

Une collection plus que décente... Et pour ceux qui voudraient quelques noms... une jolie série d'abstractions, structures et surfaces végétales de Robert Morian... quelques images de Lucien Clergue, dont quelques uns de ses nus marins,... un remarquable triptyque de Christian Carez (La guerre / Le jour se lève)... et pour rester dans les maquettes, une oeuvre de Philippe de Gobert... Sans oublier les images de Marie Jo Lafontaine (de la série Lost Paradise)...
Le lieu ne m'avait pas du tout accroché lors d'une précédente exposition...
Cette fois, il m'a enfin convaincu...

Michael Wolf a Anvers en novembre


Michael Wolf
FIFTY ONE FINE ART PHOTOGRAPHY / Zirkstraat 20 / 2000 Antwerp
A partir du 6/11/2010

30 juillet 2010

Freddy de Paepe / Captures minimalistes


Freddy de Paepe / Captures minimalistes
STELLA SOLARIS / Rue de Laeken 34 / 1000 Bruxelles
8/7/2010 - 15/9/2010

Freddy De Paepe / En 1962, âgé de 13 ans son père lui prête un appareil photo pour son voyage scolaire, la passion de la photographie ne l’a plus quitté depuis et il en a fait sa profession. Passionné de chambre noire, il passe le plus clair de son temps dans l’obscurité pour parfaire sa technique de tirage noir et blanc. Photoreporter depuis plusieurs années, Freddy continue à photographier les paysages dans les pays qu’il traverse. La plupart de ses photos noir et blanc sont de tendances minimalistes, et la recherche de formes simples et de compositions graphiques très dépouillées en sont les aspects fondamentaux.

'Captures minimalistes' / Avec cette série de photos, Freddy veut partager sa passion pour les paysages. Le tirage en noir et blanc est rehaussé, parfois, d’un très léger virage. Il aime à restituer ces moments de bonheur capté au cours de ses voyages à l’étranger ou de ses promenades dans les campagnes et villes de Belgique. La lecture des images de Freddy est simplifié par le format carré et le dépouillement minimaliste présents dans son œuvre.

Olivier Donnet / One minute after

Olivier Donnet / One minute after
K-nal / av. du Port 1 / Bruxelles
Jusqu'au 31/08/2010

12 photos de Olivier Donnet à voir pendant les soirées qui ont lieu au K-nal.
L'été est là, c'est certain et, au moment où la grand messe des Festival est annoncée, Olivier Donnet nous propose de découvrir une partie de son travail d'artistes shootés 'one minute after' leur performance. 3 ans qu'Olivier parcoure les scènes de tout le pays pour capturer cet instant unique auquel personne n'est jamais invité. A ce moment, intime, il shoote les artistes, nus, rincés après avoir tout donné. Chaque photo transpire la vrai personnalité de ces êtres magnétiques. Pas n'importe lesquels, ceux de groupes que vous pourrez retrouver dans les festival belges cet été: Fagget Fairys, Gossip, Ghinzu, Aeroplane, Das Pop, The Drums, Au Revoir Simone. Enjoy the show!

27 juillet 2010

EOS 550d / Erreur #20 (suite)

Le site du service après vente de la FNAC mentionne: "REMPLACEMENT PLATINE OBTURATEUR, VERIFICATIONS ET TESTS"...
Il vallait effectivement beaucoup mieux que ça arrive en juin que le jour du mariage de ma fille...
Allez, j'attend qu'il arrive dans mon magasin pour aller le récupérer...

Le bouquet

26 juillet 2010

Wouter Van de Voorde a l'Arenberg

Wouter Van de Voorde
2/8/2010 - 31/8/2010 : tous les jours de 14:00 à 22:00
Photo Gallery asbl et Cinema Arenberg / Galerie de la Reine 26 / 1000 Bruxelles
Dans le cadre de l'été de la photographie

Vous l'avez peut-être déjà vu à la FNAC de Louvain la Neuve...

Wouter Van de Voorde est un belge contemporain dans l’Australie contemporaine mais ses images portent plutôt la signature de l'Amérique du 20ième siècle. Les photos que Van de Voorde réalise de l'autre côté du monde trouvent leur origine dans l'étonnement pour son (nouvel) environnement et ont un caractère cinématographique, intriguant et souvent étrange.

25 juillet 2010

Serge Vandercam / Du regard a la main


Serge Vandercam / Du regard à la main
Musée des Beaux arts de Mons - BAM / 8 rue Neuve / 7000 Mons

Cinq ans après la disparition de Serge Vandercam (1924-2005), le BAM lui rend hommage en présentant une œuvre foisonnante mais encore méconnue du grand public.
Lié à Cobra dès 1949, Vandercam en conservera la dimension collective qui jalonne son parcours de travaux de collaborations avec écrivains et poètes (Hugo Claus, Christian Dotremont, Jean Dypréau, François Jacqmin, Jacques Meuris, Max Loreau,…). Ces compagnons de routes seront à la fois témoins (auteurs de textes) et acteurs (œuvres partagées) de l'évolution d'un univers artistique aux formes multiples. Ainsi, l'exposition s'articule autour de photographies et peintures auxquelles répondent les personnages de céramiques et les sculptures d'Oizals.
De 1980 à 1989, il est directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Wavre.

24 juillet 2010

Close Up au musee d'Ixelles


Close Up
25/5/2010 - 5/9/2010
Musée d'Ixelles / rue Jean Van Volsem 71 / 1050 Bruxelles

Collection de photographies du Musée d'Ixelles
Pour la première fois, le Musée d’Ixelles expose la quasi totalité de sa collection de photographies. Constituée dans les années 1970, elle comporte des oeuvres d’artistes de la deuxième moitié du XXème siècle à nos jours.

Laurent Friob
Le Musée d’Ixelles participe à l’Eté de la photographie.
Laurent Friob expose les séries "Etoiles sans lendemain" (2008) et "La ligne courbe du point: inertie temporelle" (2005).

10 ans d'acquisitions
Riche de quelque 10.000 oeuvres des XIXe et XXe siècles, le Musée d’ixelles a vu sa collection s’accroître au fil des années. Si les achats de ces dernières années privilégient l’art contemporain, certaines oeuvres exceptionnelles plus anciennes ont également été acquises. C’est cette diversité que l’accrochage d’été souhaite mettre en valeur : James Ensor, Rik Wouters, Jules Lismonde mais aussi Dirk Braeckman, ou Stephan Balleux.

23 juillet 2010

Vu: Cedric Gerbehaye / Congo in Limbo

Cédric Gerbehaye / Congo in Limbo
10/6/2010 - 08/8/2010
Botanique

Une expo littérallement sur deux niveaux au Museum du Botanique...

Au rez de chaussée, une immersion dans un univers (littérallement lui aussi) noir; des photos à la limite de la netteté parfois, ou bien où le flou et le net se combinent habilement - des images vues plutôt que regardées; et dont le grain de l'image renforce encore la noirceur. Des 24x36, du 6x6 (plus léché pour sa part), du panoramique... le tout en noir et blanc.
La violence est contenue... mais dans chaque image, elle est perceptible. Une tension dont on ne se défait - mais presque à regret - qu'en s'échappant dans la deuxième partie de l'expo.

A l'étage, une sorte de galerie de portraits, des échos d'une vie qu'on dirait presque normale; une photo souvent soignée; mais pas nécessairement la plus attachante.
Le rez m'aurait suffi !

Danny Veys / Coal is b(l)ack...


Danny Veys / Coal is b(l)ack...
Le Bois du Cazier / 80 rue du Cazier / 6001 Marcinelle
2/7/2010 - 5/9/2010

Si en Wallonie comme en Flandre, les mines et les mineurs font désormais partie du patrimoine, dans le Donbass en Ukraine, les charbonnages constituent toujours le quotidien de 450.000 mineurs.
L'exposition « Coal is b(l)ack » est présentée en collaboration avec Coalface, interface internationale destinée à promouvoir et encourager la photographie sociale et documentaire traitant des communautés nées de l’exploitation minière.
A travers cette mission, collectant documents anciens et actuels, provoquant des campagnes photographiques et de récoltes de témoignages, Coalface nourrit et entretient la mémoire collective de ces bassins miniers – à l’arrêt ou toujours en activité – par et pour leurs habitants.
Le choix de Danny Veys de travailler en noir et blanc, favorisant l’approche conflictuelle et directe, montre l’engagement et l’immersion totale du photographe flamand dans ses reportages. Veys privilégie d’ailleurs les projets à long terme, lui permettant de mieux s’imprégner du sujet.
Danny Veys enseigne la photographie documentaire à l'Institut des Beaux-Arts Sint-Lukas à Bruxelles. Son travail a été publié dans de nombreuses revues et fait l’objet de plusieurs expositions.
Coal is b(l)ack est un projet conjoint du Musée de la Photographie d’Anvers, de Het Vervolg / Coalface (dans le Limbourg) ainsi que de Sint-Lukas à Bruxelles.

22 juillet 2010

Photographie feministe

... ou lecture féministe de la photographie...
Peu importe...

Deux lectures ces jours ci...

Le portfolio de Kimiko Yoshida dans le magazine "Color - for collectors of fine photography" de juillet 2010.
L'article de présentation est particulièrement éclairant sur les raisons de son émigration en Europe et sur les liens ce celle-ci avec son art. Juste l'occasion aussi de faire remarquer que c'est une de mes photographes préférées...

Et "Donna: avanguardia femminista negli anni '70; dalla Sammlung Verbund di Vienna", le remarquable catalogue d'une exposition terminée maintenant de la GNAM (Galleria nazionale d'arte moderna e contemporanea / Viale delle Belle Arti, 131 / Roma).
L'occasion de faire le point sur le rôle des femmes dans la photographie contemporaine des années 70... et en particulier de retrouver (entre autres) les images d'une autre de mes photographes préférées Francesca Woodman.
Du point de vue de l'histoire de l'art, l'intitulé "avanguardia" est sans doute ambigü et contestable (puisque l'art contemporain serait précisément un art "post moderne" et donc sans "avant garde") mais les différents articles lèvent tout les doutes quant à l'opportunité de son usage dans ce contexte.

21 juillet 2010

Image l(')at(t)ente

Un nouveau projet... et un nouveau blog encore: "Image l(')at(t)ente"

Rappelez vous ces photos que j'avais trouvées dans un vieux Kodak Box...
Elles ne me laissent pas tranquille... et me donnent à penser sur le statut de la photo pas encore développée...

20 juillet 2010

Slow photography / photographie lente

Un nouveau projet... et un nouveau blog: "Slow photography / photographie lente"

Pas d'impatience ni de précipitation... le sujet ne s'y prête pas...
Et si on prenait le temps de photographier? si on prenait du temps aussi pour explorer le temps de la photographie?
Et pour commencer... deux ou trois lectures que je vous propose les jours prochains...

14 juillet 2010

Michel Castermans / Frontiere

Michel Castermans / Frontière
Dans le cadre de l’Eté de la Photographie.
Espace Photographique Contretype / Avenue de la Jonction 1 / 1060 Saint-Gilles
21/7/2010 - 12/9/2010

Michel Castermans est né en Belgique en 1956 et réside à Bruxelles.
Dès l’ enfance, il s’intéresse à la photographie, grâce au petit format carré des appareils à cassette «Instamatic». Des études et la pratique d’une activité professionnelle qui lui accordent peu de temps libre l’obligent à laisser son appareil de côté. Mais pour un temps seulement. Depuis 1996, et plus encore depuis 2002, année de sa rencontre avec Bernard Plossu, il consacre une partie de son temps à la photographie et aux voyages, proches ou lointains.
Il a publié en 2005, avec l’écrivain Joël Vernet, un ouvrage sur le pays dogon, La montagne dans le dos.

10 juillet 2010

Nick Brandt / A shadow falls

Nick Brandt / A shadow falls
Young Gallery Knokke / / 811 Zeedijk / 8300 Knokke
7/8/2010 - 19/9/2010

Dans "A shadow falls", Nick Brandt continue son projet photographique ambitieux pour graver dans les mémoires la grandeur naturelle en voie de disparition de l'Est africain. Les panoramas de Brandt mettent en scène animaux et paysages et capturent une vision épique de l'Afrique jamais vue auparavant. Ses portraits esthétisants d'animaux majestueux sont pleins d'une empathie habituellement réservée aux sujets humains.

09 juillet 2010

Antonio Eugenio / The Store

Antonio Eugenio / Expo photo
The Store / Ch. de Charleroi 170A / 1060 Saint-Gilles
9/7/2010 - 27/8/2010

Graphiste et photographe, Antonio Eugenio décompose l’uniformité de la ville et, l’espace de quelques clichés, en valorise ses composants les plus marginalisés : ces personnes, ces objets, ces détails, qui sont mis à l’écart. Autant de composants qui font de la ville ce qu’elle est.
Son travail consiste à capturer l’impulsion du mouvement, figer l’action, en retranscrire sa puissance et sa dynamique dans les différents contextes où elle apparaît. Face à la ville, aux éléments et à ses habitants, Antonio s’essaie aux jeux de l’espace et de la lumière pour capter l’énergie du mouvement et la restituer au travers de ses photographies.
Une série de photos à découvrir dans l'univers coloré et ludique du magasin The Store à Bruxelles.

06 juillet 2010

Hasselblad 501C au chomage...

Si certains s'en souviennent encore, en décembre j'avais officiellement lancé une période d'interlude. L'hôpital n'est évidemment pas le meilleur endroit pour pratiquer la photographie...

En fait, l'interruption datait de plus longtemps encore.
Quelques photos durant l'été, début août à l'occasion de mes vacances... rien d'inoubliable. J'imagine qu'aucune ne verra jamais le papier et l'impression.
Août, septembre, octobre... mon Blad est en vacances...

Une semaine intense ensuite, début octobre, au Liban... mais avec pas mal de ratés. Des films mal chargés, les entrainements de film chaotiques... et pas mal de déchet. Mais de quoi faire une expo tout de même...
Novembre, décembre, janvier, février, mars, avril, mai, juin... de très longues vacances à nouveau pour mon Blad...

Entretemps, après l'avoir acheté en décembre, j'ai bien entendu utilisé pas mal mon Voigtlander Bessa III 667. Mais bien différemment. Aucun projet photographique n'est encore démarré. J'apprends juste à regarder. A sentir et à maitriser l'outil... Et cela se passe très bien entre nous...

Samedi, pour le mariage d'un cousin de ma femme, le Bessa 667 ne suffisait pas... L'EOS 550 aurait été le bienvenu peut-être... Et puis il faut avouer que les portraits au Blad, ça donne vraiment pas mal... Je m'étais donc chargé des deux. Un en noir et blanc, l'autre en couleur; et pas toujours le même.
Je dois pourtant reconnaître que, la cérémonie terminée, j'ai dû abandonner le Blad... trop lourd pour moi. La certitude (confirmée hier et aujourd'hui) que j'allais payer cet exercice. La sécurité tout de même que les signaux d'alerte me sont maintenant particulièrement bien connus: des problèmes dans les jambes quand on travaille avec les bras... ou le bras droit qui fait des siennes quand on opère du bras gauche... Alerte rouge...
Stop, on remballe, et, même si les quelques jours suivants seront un (tout petit) peu douloureux... cela en restera là...

Mon Blad est là, juste à côté.
Mais il va retrouver sa place dans une armoire.
Pas question de l'emmener faire du tourisme cet été...
Et fin août, pour le mariage de ma fille, je lui concéderai un seul film... deux au maximum...
Ce seront pour lui de grandes vacances, en attendant que ma mécanique soit enfin près à le retrouver sans réserve, pour notre plus grand plaisir...

02 juillet 2010

EOS 550d / Erreur #20

Seuls ceux qui croient me connaître auront pu croire que je croupirais à jamais dans les bas fonds de l'obscurantisme analogique.
Ils auraient d'ailleurs dû s'apercevoir depuis longtemps que j'étais déjà l'auteur d'au moins (sans compter celle que j'ai ratées et jetées) 366 photos du plus pur numérique, puisque commises avec mon téléphone cellulaire.

Et j'ai donc franchi les deux premiers obstacles: je cadre en principe horizontalement... et je ne supprime plus systématiquement mes photos juste après les avoir prises (pour la bonne et simple raison que je ne les regarde pas)...

Mais bon... le numérique pourrait tout de même y mettre du sien.

Au démarrage j'avais bien remarqué qu'il me donnait parfois une "Erreur 20" (éteindre l'appareil et le rallumer, et si ça ne suffit pas enlever et remettre la batterie)...
Et très consciencieusement je l'ai fait... une fois, dix fois et puis trente...
Commençant à trouver dommage qu'il "oublie" ainsi de sauver quelques clichés qui en auraient valu la peine...

Et puis il y a deux semaines, lors d'une soirée chez des amis, il a vraiment fait beaucoup d'erreur 20... beaucoup trop...

Moralité, il est retourné au service après vente!
J'ai d'ailleurs trouvé le moyen de reproduire ce problème devant le commerçant: photographier en rafale. Au bout de quelques images, il se met en erreur...

Dommage pour ce week-end ci. J'avais prévu de faire des photos à un mariage de cousins.
J'en ferai, bien entendu: au Blad et au Bessa 667.
Mais mon EOS 550d m'aurait été bien utile.

Allez, ce sera pour septembre, et pour le mariage de ma fille!

Allan Sekula / Ship of Fools

Allan Sekula / Ship of Fools
FotoMuseum (Musée de la Photo) / Waalse Kaai 47 / 2000 Anvers
28/05/2010 - 05/09/2010

Le M HKA lance un projet d’Allan Sekula dans le cadre du programme d’exposition conjoint du M HKA et du FotoMuseum organisé au 4e étage du FotoMuseum, projet dont le fil conducteur est la culture des images. Les conditions économiques et sociales liées à la navigation maritime et l’internationalisation croissante d’une économie industrielle mondiale constituent l’un des thèmes récurrents de l’œuvre de Sekula. Dans Ship of Fools, il illustre le voyage autour du monde entrepris par le Global Mariner entre 1998 et 2000. Le navire a fait escale dans des ports de divers pays afin d’amplifier la prise de conscience de la problématique de la « navigation sous un pavillon bon marché » et d’initier la solidarité internationale entre les ouvriers.

30 juin 2010

Filip Tas

Filip Tas
FotoMuseum (Musée de la Photo) / Waalse Kaai 47 / 2000 Anvers
28/05/2010 - 05/09/2010

Filip Tas occupe une place de premier plan dans le monde de la photographie d’après-guerre dans notre pays. Il a fait partie, avec Walter De Mulder, Paule Pia et Frank Philippi pour ne citer qu’eux, d’une génération de photographes qui est parvenue à concilier la photographie professionnelle innovante et les travaux artistiques « libres ». Ses photos ont été publiées entre autres par le journal flamand De Standaard, la VRT – qui s’appelait alors encore la BRT – et par le magazine Avenue. Tas a participé au mouvement artistique G58 comme photographe, a publié en 1965 l’impressionnant ouvrage photographique Antwerpen Stad aan de Stroom (Anvers, la ville le long du fleuve), a représenté notre pays à l’occasion de la Biennale de Venise en 1976 et a remporté en 1983 à la fois le Prix du Mérite exceptionnel de la Province d’Anvers et le Prix des Arts plastiques de la Communauté flamande. Tas a également exercé une influence considérable en qualité de professeur de photographie (Institut Henry Van de Velde, Anvers) et en tant que critique photographique (De Standaard).